lundi 6 janvier 2020

Albany, la ville et non pas le pays, nous accueille pour une énième étape de de voyage.
Petit bourgade côtière et ancien port de pêche à la baleine, nous voulons voir de plus près à quoi ressemblent toutes ces échancrures voire déchirures dans cette côte attirante lorsque l’on regarde la carte.
Les Minang Noongar, peuple aborigène autochtone, accueillirent les premiers européens amicalement entre 1622 et 1826.
La fondation d’une colonie britannique fut même la bienvenue car elle permit de mettre un frein aux débordements (rapts, viols, meurtres....) des pêcheurs de baleine envers les aborigènes.
Pourtant, à la fin du XIX éme siècle, les Minang n’étaient plus les bienvenus dans les commerces d’Albany. Ils furent même privés de leurs droits, y compris celui d’élever leurs enfants.
Perfide colonialisme !!!
La pêche à la baleine ne cessa qu’en 1978.
Cette petite mise au point historique et nécessaire terminée, nous  nous sommes régalés dans deux parcs nationaux; le Torndirrup et le Two peoples bay NP (ce dernier indiqué en français: baie des deux peuples).
Le premier tout en falaises abruptes face à un océan Indien que l’on sent avide d’en découdre avec cette roche, à grands coups de vague et de houle rugissantes. La muraille intrépide semble sourire !
Les arbres suppliciés e comme crucifiés par les vents du large n’ont, quant à eux, par l’air très satisfaits de leur sort.





Et le second, beaucoup plus calme avec cette immense anse presque fermée ou une eau limpide mais fraîche procure une détente vivifiante.
Je demeure toutefois inquiet devant une Catherine semblant retombée en enfance, mais heureuse de faire des pâtés de sable !!!



jeudi 2 janvier 2020

Nous  souhaitons qu’il ne vous arrive que de belles choses pour 2020.

Nous avons entamé l’année par une randonnée, toujours  dans le Porongurup NP.
Celle d’hier ou de l’année dernière si vous préférez (ah!ah!) était classée 4 (sur 5)en niveau de difficulté et aujourd’hui ce fut une classe 5. J’avoue que celle d’hier était plus raide et longue. Bizarre parfois !!!!
Tiens un beau perroquet bien caché dans le feuillage.
Ce parc national (NP) est le territoire des Noongar, peuple aborigène du Sud ouest de l’ Australie.
Le symbole ou totem le plus important pour eux est celui de l’aigle. Il leur montre la clairvoyance ou comment affronter les épreuves, surmonter les obstacles de la vie avec le courage, la grâce et la façon.
Cet aigle plane au dessus de la terre, offrant une perspective unique sur le sol et glisse sans efforts à travers le ciel, nous rappelant comment surmonter la lutte et laisser notre esprit libre de prendre son envol.
C’est à la fois très beau comme symbolique et montre combien les aborigènes s’aident pour façonner leur abord de la vie en regardant, observant, scrutant et respectant tout ce que la nature peut donner comme indications pour suivre la voie qui formera une vie et se comporter face aux obstacles rencontrés.
J’ai ressenti des choses durant ces deux jours de randonnée. Une sensation de paix. C’était très agréable. Mon amour pour le cosmos et nos beaux ciels étoilés ne peuvent que renforcer ce genre de sentiments, sans tomber dans des croyances ridicules.




Revenons  à la triste réalité de notre quotidien car j’ai du souffler dans l’éthylomètre à la sortie du village, en ce premier jour de l’an deux mille vins !!!
 Rien bien sûr car nous profitons de ces bons vins australiens sans en abuser ou alors limite (Ah !!!)

Petit anecdote locale; les habitants des villes ou villages ont leur boîte à lettres perso à la poste et s’y déplacent facilement grâce à la proximité. Pour les fermes éloignées voire extrêmement éloignées, le facteur doit se taper des tournées que nous avons bien du mal à imaginer !
A l’entrée des fermes, sur le bord de la grand route, alors que l’habitation du fermier peut se trouver à plusieurs kilomètres de celle ci, on trouve des boîtes à courriers en tous genres, allant de la classique achetée chez Castorama du coin (100 kms de là parfois) en passant par le fût d’huile customisé maison. Mais la plus originale  rencontrée restera la machine à laver à hublot !!!
Je n’ai pas eu le temps de m’arrêter pour la photo mais c’est véridique.
Décidément ce pays ne cessera de nous surprendre et c’est tant mieux !





















mercredi 1 janvier 2020

28 décembre,
Nous contournons le Fitzgerald NP car seul un 4x4 peut traverser ces étendues de graviers et  de sable.
Nous arrivons au Tozer’s bush camp, camping très simple voire  un peu bordélique perdu dans la pampa. En effet le patron semble embêté lorsque je lui dis que nous avons réservé par téléphone. Il m’avoue qu’il ne note rien et finit par nous trouver un emplacement. On s’absente une dizaine de minutes, le temps de remplir le réservoir d’eau (il faut être autonome ici) et au retour, notre place est prise. On fait comprendre à ces personnes je cette place nous est réservée. Ils s’en vont en faisant la tête mais n’insistent pas. Bordélique je vous dis !!!
Nous sommes proches de Bremer bay où nous découvrons quelques jolies  plages. Nous sommes en début d’été austral mais il semble, non c’est sûr, l’eau est plus fraîche. Cela peut provenir es courants et des marées.
30 décembre,
En route vers Mount Barker  après une escale d’approvisionnement à Albany où nous nous poserons dans 4 jours.
Mount Barker est  environ 50 kilomètres au nord d’Albany et l’on va y visiter le Porongurup NP pour quelques randonnées.
Changement total de  décor pour nous! Nous allons randonner durant 2h30 dans une forêt de karris, variété d’eucalyptus qui ont d’énormes troncs à écorce et montant très haut vers l’azur.
Un des ces karris a même trouvé le moyen de pousser à travers la roche, spectacle étonnant.
La vue de là  haut est très belle, on voit jusqu’à l’océan qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres. La descente est ardue et je me prends deux gamelles mais sans dommages.
La seconde récompense, après la vue, c’est le repas. Partout dans ce pays, dès  qu’il y a un coin sympa, on trouve des toilettes (bon d’accord!) mais surtout des barbecues et/ou des planchas au gaz. Tout est nickel! Ce midi ce sera entrecôte (Angus !)frites. Un petit bonheur pour la dernière journée de l’année dans cette forêt  odorante d’eucalyptus. Quelques papillons caméléons se confondent avec le feuillage roussi.
Rendez-vous l’année prochaine !






26 décembre 2019
Nous avons passé les fêtes de Noël tranquille à Esperance et continué la route  vers l’ouest avec une pause à Hopetoune. Petite plage familiale, accueillante et  eau calme.
Nous venons principalement pour le Fitzgerald National Park qui  nous offre des paysages gigantesques entre plages de  sable, de rochers et de  falaises dominant un océan Indien radieux de ses chatoyantes couleurs. Quelques plantes et fleurs sauvages encore jamais vues et la journée passe sans que l’on voit le temps s’écouler.
Le vent frais et la mer houleuse n’incitent pas à la baignade  jusqu’à trouver une anse plus protégée qui satisfera notre envie de nager.








samedi 28 décembre 2019

Dimanche 22 décembre,
Nous entamons la seconde partie du voyage.
Nouveau départ de Perth, direction sud ouest vers Hyden pour une diagonale qui nous mènera jusqu’à Esperance (quel joli nom n’est-ce pas ?)
A Hyden, c’est la « wave rock » qui nous intéresse. Vague de roche qui reste en suspend (tant pis pour les surfeurs!) depuis 3,5 millions d’années.

Le bitume nous attend pour la longue route jusqu’à Esperance. Nous retrouvons du sauvage, du grandiose avec des couleurs à faire pâlir tous les peintres de la terre. Nous retrouvons us si le vent ainsi que notre premier orage. Ça déménage !!! Tout le monde quitte les plages du Cape Le Grand national Park. Nous restons , comme quelques uns, laissant passer la colère du ciel et profiter encore de cette beauté qui rappelle parfois les Seychelles et ses roches polies par le vent, l’eau et le temps qui passe.
Je consacre beaucoup de temps sur internet pour trouver des campings ou des endroits qui peuvent nous accueillir. Depuis la mi décembre ce sont les grandes vacances pour les australiens et jusque début février. N’oubliez pas que nous sommes dans l’hémisphère sud donc tout est inversé par rapport à chez nous !





Toute la côte ouest que nous avons parcourue jusqu’ici est plus sauvage, moins fréquentée. Mais maintenant on s’aperçoit que l’ australien sort la caravane, le bateau, les kayaks, les vélos, les matelas et bouées gonflables pour partir, non pas à l’aventure, mais en ayant pris soin de réserver bien à l’avance ! Vous voyez où je veux en venir ???
Prévoyants comme nous sommes, nous n’avons jamais pensé dans ce sens, comme on se retrouve comme des cons !!!!( le bec dans l’eau pour ceux qui me trouverait impoli)
Mais il faut aimer ce genre de périple qui donne un peu de piquant (pour l’instant ça ne fait pas mal !!!) pour finalement arriver à une solution.
Le problème, comme partout dans le monde, c’est l’irrespect des gens. Il y a en Australie tant d’endroits où l’on peut se poser pour une nuit ou deux, mais quand des personnes laissent les toilettes publiques dans un état déplorable ou dispersent leurs déchets dans la nature, les autorités locales prennent des dispositions pour finir par interdire le frère camping. Désolant !!!
Revenons à des choses plus amusantes comme ces kangourous qui viennent jusque sur la plage, habitués qu’ils sont à la présence humaine.

 

dimanche 22 décembre 2019

Samedi 21 décembre,
Nous avions rencontré deux jeunes lyonnais quand nous étions à « Dynamite bay » et ils nous avait fortement recommandé de visiter le « Yanchep National Park ». Situé à 50 kilomètres au nord d Perth, ce sera une bonne étape transition. Je téléphone pour savoir si le parc est ouvert car ils ont vécu l’enfer des incendies du bush.
Une dame bien gentille me rassure en disant que le site est réouvert depuis hier, après une semaine de fermeture et d’évacuation. Ils ont eu chaud, c’est le cas de le dire car l’entrée du parc est meurtrie de cadavres de troncs et d’arbustes noircis par le feu.
Impressionnant et toujours triste que ces paysages de désolations, lunaires que j’avais connu pour la première fois à Gardanne, en Provence, dans les années 80.
Je demande à Neil, qui nous accueille très gentiment au camping du parc national, quelle peut être l’origine de ces incendies de bush? Une cigarette ou des enfants qui jouent avec des allumettes, telle est sa réponse, assez surprenante dans sa seconde hypothèse, mais qui lui semble normale ou peut-être la plus plausible ???
Le parc n’a pas été touché, heureusement car l’endroit est très beau. Nous venons de vivre 5 semaines dans des paysages rudes et pauvres en végétation donc ce soudain changement nous étonne et nous ravie. Il y a même un énorme chêne!

Le grand plaisir de fin de journée est l’ apparition des kangourous, et ils sont nombreux ici, à venir profiter du gazon, ce qui les change des feuilles des arbustes du bush. Ici, le kangourou broute et on peut l’observer à loisir. Il n’est pas pour autant apprivoisé et se sauve à la moindre approche trop intime à son goût.
Un joli perroquet nous fait profiter de son ramage noir, vert et bleu!
Cerise sur le gâteau, il y a dans ce parc, une petite dizaine de koalas.
Pas facile à observer car perchés hauts dans leurs grands eucalyptus préférés. De plus, ils se mettent en boule pour roupiller 22 heures sur 24. Fainéants !!!!!
Il faut donc être patient, attendre qu’ils veulent bien se remuer le popotin pour enfin avoir une image correcte de ce marsupial si mignon!




Nous poursuivons notre descente sur Perth où le louer de camping car nous a promis, car nous sommes des clients longue durée, de remplacer la bouteille de gaz, de vérifier les niveaux du véhicule et de changer draps, taies, serviettes et torchons; tout cela à titre gracieux. Sympa !!!

vendredi 20 décembre 2019

Jeudi 19 décembre,
Arrivée à Cervantès, port de pêche spécialisé dans celle de la langouste. Nous profitons pour y goûter, en salade avec juste une simple vinaigrette, suivi d’un fish and chips traditionnel. Sympathique!
Balade aux alentours et découverte de grandes baies ourlées de sable blanc et où il n’y a , comme souvent, personne! La dune effondrée montre les couches de sables et de roches caillouteuses accumulées au fil des siècles.

Nous avons choisi la fin d’après-midi pour une rencontre éventuelle avec des kangourous. Gagné!


Ils sont au rendez-vous .
Nous marchons également le long d’un petit lac où il y a des stromatolites, que nous avions déjà observés au bord de la mer à l’entrée de Shark bay. Souvenez vous, ce sont ces formations calcaires composées de bactéries qui ont participé à la formation de notre atmosphère terrestre (voir l’article du 22 novembre).
Bonne nouvelle, les feux de bush ont été maîtrisés donc nous pouvons poursuivre notre descente vers Perth.
Mauvaise nouvelle, mais ne nous plaignons pas trop, voici notre premier jour, ou plutôt notre première matinée de pluie.
L’après-midi le ciel se dégage lentement et j’avoue que ça m’arrange car le désert des Pinnacles, qui est le point d’attraction principal de la région, se visite au petit matin ou en fin de journée afin de profiter au mieux de la lumière que les photographes appellent les heures bleues. Ça correspond au moment où la lumière rasante met en valeur, en contraste et luminosité toute la beauté d’un endroit voire d’une personne, si l’angle choisi est bien préparé. Il y a parfois des attentes, lorsqu’un nuage met du temps à laisser le soleil donner sa pleine intensité afin que la magie opère!
Pour moi, c ‘est même parfois frustrant car je donne priorité au plaisir que mon œil reçoit de cette lumière avant d’appuyer sur le déclencheur pour garder le souvenir d’un moment furtif, d’un instantané que le cerveau enregistre et garde mieux finalement une empreinte sûrement plus frissonnante qu’un arrêt sur image.
Dans ce magnifique désert des Pinnacles, où ces espèces de menhirs composés d’un compactage de calcaire de coquillages, résiste au vent et au temps depuis des milliers d’années, on est en droit de se poser la question sur la résistance aux intempéries, tout en étant admiratif devant ce spectacle de fin de journée.






Il y avait bien longtemps que je n’avais pas remercié Dame Nature!
Et puis cette Australie, comme d’autres pays et pour d’autres raisons, nous apprend, à part le fait que tout est grand, loin et presque sans fin, que c’est l’humilité qui est essentielle devant cette nature si forte face à notre simple condition humaine (Amen !!!)