17 février 2026
Nous quittons Bombay pour un vol vers Kochi (anciennement Cochin) d’environ 2 heures puis 4 heures de route pour atteindre Munnar dans la montagne à quelques 1500 mètres d’altitude. Nous sommes dans le KERALA, province du sud-ouest de l’Inde. Changement radical de paysages, d’ambiance et de température. Un calme serein nous accueille dans cette région où la culture du thé règne en maître. On respire mieux mais autre chose nous saute au yeux . Nous sommes dans un terroir agricole, tout le monde peut manger à sa faim donc moins de pauvreté et surtout pas ou peu de misère.
Nous visitons, avec un guide, des parcelles cultivées d’un arbre que l’on connaît tous, le Camélia. On le taille au départ afin qu’il reste un arbuste et ainsi obtenir un plant de thé. Nous suivons le processus depuis la cueillette des jeunes feuilles de teinte vert pâle jusqu’au séchage, au broyage, au chauffage et enfin à la fermentation enfermée qui donnera les arômes. Plus longue sera cette fermentation plus on obtiendra un thé noir très concentré en théine, équivalent de la caféine. Entre deux il y a le thé vert un peu plus amer et avec les plus petites feuilles presque naissantes on fera le thé blanc qui servira essentiellement en médecine. Les hommes sont à la fabrique travaillant dans une chaleur étouffante tandis que les femmes sont à la cueillette sous un cagnard de plomb avec au final un dos brisé par l’effort et le transport, sur la tête, de sacs de 25 à 30 kilos et cela 6 jours par semaine ! Un type de la CGT se pointe ici, deux solutions ; soit il sauve en courant soit il meurt d’un arrêt cardiaque !!!
Nous avons la chance de pénétrer dans une habitation de ces ouvriers du thé. C’est très propre, bien équipé, coloré et puis les sourires font tout le reste……
Lorsque nous redescendons dans la vallée, deux jours plus tard, nous roulons vers l’ouest pour rejoindre un endroit perdu parmi des forêts d’hévéas, au bord d’un lac de barrage où seuls les nombreux oiseaux nous accompagnent de leur chants multiples et contrastés. On croit même entendre un humain siffloter à un moment, mais non !
En fin d’après midi, nous assistons à un spectacle musical et dansant traditionnel du Kerala . Nous qui ne sommes pas fans de type de prestation avons été surpris par la qualité des costumes, le jeu des acteurs et le maquillage qui demande 2h 30 de travail. Et puis cette musique mélangeant ancien et modernité. Vraiment bluffant !
Dans la vallée, champs d’ananas, bananeraies et rizières forment l’environnement essentiel, sans oublier les cocoteraies qui donnent leur nom à la région du KERALA.
Nous profitons du côté maritime avec une journée et une nuit sur un bateau typique de cette contrée. Village de pêcheurs, nonchalance, tout est propice au repos hormis une chaleur intense et un fort taux d’humidité. Nous sommes proche de Kochi, port important du pays et ville chargée d’histoire puisque portugais, néerlandais et anglais ainsi que deux communautés juives ont laissé leurs marques dès le 17ème siècle. Vasco De Gama, navigateur, explorateur connu du monde entier serait le premier à atteindre les côtes indiennes. Il est décédé ici à Kochi du paludisme et repose dans l’église anglicane de la ville.
Le Kerala nous a enchanté par sa diversité de paysages entre montagne et mer, entre culture du thé et produits de l’océan.
En route vers le Nord de l’Inde et plus précisément le Rajastan



















































