31 janvier 2026
On remonte jusqu’à Saïgon (4h de route) pour rejoindre Phu Quoc par les airs. La compagnie Vietjetair n’est décidément pas fiable, que ce soit en compétence ou respect des horaires. J’ai préféré modifier des réservations de vols et de locations pour ne pas se retrouver coincer. Bon tout ça fait partie des voyages mais pour quelqu’un qui fait un périple pour la première fois ou avec peu d’expérience, cela peut engendrer du stress et gâcher des vacances. Nous arrivons de nuit sur l’île où nous passerons 10 jours dans une maison de bois au pied de la mer. Nous sommes entre le Vietnam et le Cambodge et une impression de bout du monde nous saisit au réveil le lendemain lorsque nous découvrons l’environnement alors que seul le bruit des vagues était perceptible.à notre arrivée et durant la nuit. Phong, le propriétaire nous a accueilli à 22 heures avec un repas concocté par sa maman. Du poisson, du riz, quelques légumes et une bouteille de rouge vietnamien qui, sans être un nectar, se laisse apprécier. Phong nous parle de sa sœur qui habite près de Marseille. Il est déjà venu en France où il a connu le vin qu’il aime d’où ce cadeau de bienvenue.
Le lendemain, Phong nous conduit au marché local et au supermarché pour le ravitaillement en fruits, légumes, pain etc……. Il fait des mouvements lents avec ses mains tout en conduisant aussi lentement que le mouvement de ses mains. C’est un truc genre Taï chi. Nous l’appellerons donc 2 de tension ! À ce moment je ne filme pas au ralenti, nous sommes au ralenti ! La mer est chaude et malheureusement les plages sont inondées de déchets plastiques venant du continent vietnamien ou cambodgien. C’est très triste de voir tant de beauté souillée. Les plages des beaux hôtels sont nettoyées chaque jour et celles d’à côté sont envahies de détritus. Balayons devant nos portes car chez nous le problème du traitement des déchets est aussi présent ainsi que le tri.
Nous avons loué un scooter, ce qui permet d’avoir une autre approche de l’île. Pratique pour les petits déplacements vers les marchés locaux pour profiter des produits frais ( poissons, crevettes, fruits….) Notre voisin est pêcheur, il s’occupe d’une pisciculture à quelques kilomètres au large et m’invite à venir visiter. Ils élèvent des poissons d’ici aux noms particuliers comme snapper, troupper et je reconnais quelques beaux mérous. Ils les nourrissent uniquement avec du poisson de petit format style anchois, sardines qui sont des invendus des marchés. Je rentre avec du poisson tout frais pour le repas de ce soir ! Les pêcheurs du coin construisent encore leurs petites embarcations côtières en bois et à la main. Splendide !
De l’autre coté de Phu Quoc, sur la côte ouest, se trouvent les plages les plus fréquentées de l’île avec leur lot de grands hôtels fréquentés en majeure partie par des russes. Même les menus des restos sont traduits en langue Poutine !nous visitons une ferme consacrée à la culture du poivre, un des meilleurs au monde. Le chauffeur de taxi, nous constatant français, ne se prive pas de nous passer de la musique bien de chez nous avec des tubes datant d’une quarantaine d’années. Joe Dassin, Sheila, Claude François sont au programme et le conducteur fredonne même quelques paroles. Trop drôle, j’en souris encore ! Une belle pagode en bord de mer mérite le détour avec son Bouddha blanc de 30 mètres de haut et ses gardiens de pierre refoulant les impies tandis qu’un bonze ( Pilate ???) sonne le gong après les offrandes et recueillements de quelques fidèles.
10 février 2026
Avant de quitter Phu Quoc, Phong nous invite à sa table et celle de ses parents, pour le dernier soir. Au programme, gambas, oursins, poisson au barbecue accompagnés d’une salade de fleurs de bananier, d’un vin rouge local dont j’ai déjà parlé et du fameux Happy water, alcool de riz dont il faut se méfier ! Phong est le premier vietnamien à nous parler politique. Durant ses années d’études de droit, c’était bourrage de crâne communiste mais grâce à l’éducation dispensée par ses parents et grands-parents, il a gardé un esprit ouvert comme certains de ses camarades étudiants. Comme il dit : « il ne faut pas généraliser ; on dit que les vietnamiens haïssent les chinois mais j’a plusieurs vrais amis chinois ! » . Jolie leçon d’humanité et d’humilité. Merci Phong.
Nous quittons Phu Quoc pour Hoi An sur un vol de 1h 3O vers le centre du pays. Ville étonnante de couleurs et d’une architecture sino japonaises qui ne l’est pas moins. Cet ancien port de commerce fut le champ de conflits où portugais, français, anglais, hollandais, chinois, japonais et indiens venaient se ravitailler en thé épices. Les canaux qui alimentent la ville et les quelques îlots alentour sont devenus une attraction touristique majeure pour Hoi An. De nombreuses petites barques ornées de lampes colorées en papier, emmènent les touristes pour une balade nocturne en douce luminosité. Quelques bons restaurants font la part belle à la cuisine vietnamienne ainsi qu’à d’autres recettes locales à base de nouilles épaisses garnies de porc et de crevettes. Et comme souvent au Vietnam, les rues grouillent de vélos, piétons et scooters autour d’un marché vivant. Tout ce monde essayant de se frayer un chemin parfois compliqué tout en vocifération et klaxons stridents .
12 février 2026
Il est temps de conclure notre escapade vietnamienne. Il faut venir visiter ce beau pays assez rapidement.
Un pays communiste où la propagande politique de tonton Ho Chi Minh est omniprésente avec une explosion économique capitaliste, c’est assez paradoxal mais bien réel !
Les mentalités changent mais pas forcément dans le bon sens. Il y a encore pas mal d’authenticité dans certaines régions comme le Nord Est , les baies moins fréquentées que Ha Long et une partie du delta du Mékong qui méritent le détour.
En route pour nous maintenant vers l’Inde où nous attendent de nouvelles rencontres et découvertes


























































