jeudi 12 février 2026

 31 janvier 2026

On remonte jusqu’à Saïgon (4h de route) pour rejoindre Phu Quoc par les airs. La compagnie Vietjetair n’est décidément pas fiable, que ce soit en  compétence ou respect  des horaires. J’ai préféré modifier des réservations de  vols et de  locations pour ne pas se retrouver coincer. Bon tout ça  fait partie des voyages mais pour quelqu’un qui fait un périple pour la première fois ou  avec peu  d’expérience, cela peut engendrer du  stress et gâcher des vacances. Nous arrivons de  nuit sur l’île où nous passerons 10 jours dans une maison de bois au pied de la mer. Nous sommes entre  le  Vietnam et le Cambodge et une impression de  bout du monde nous saisit au réveil le lendemain lorsque nous découvrons l’environnement alors que seul le bruit des vagues était perceptible.à notre arrivée et  durant la nuit. Phong, le propriétaire nous a accueilli à 22 heures avec un repas concocté par sa  maman. Du  poisson, du riz, quelques légumes et une bouteille de  rouge vietnamien qui, sans être un nectar, se  laisse apprécier. Phong nous parle de sa sœur qui habite près de Marseille. Il  est déjà venu en France où il a connu le vin qu’il aime d’où ce  cadeau de bienvenue.









Le lendemain, Phong nous conduit au marché local et au supermarché pour le ravitaillement en fruits, légumes, pain etc……. Il fait des mouvements lents avec ses  mains tout en conduisant aussi lentement que le mouvement de ses mains. C’est un truc genre Taï chi. Nous l’appellerons donc 2 de tension ! À ce moment je  ne filme pas au  ralenti, nous sommes au ralenti ! La mer  est chaude et  malheureusement les  plages sont  inondées de déchets plastiques venant du continent vietnamien ou  cambodgien. C’est  très triste de voir tant de beauté souillée. Les plages des beaux hôtels sont nettoyées chaque jour et  celles d’à  côté sont envahies de détritus. Balayons devant nos portes car chez nous le problème du  traitement des déchets  est  aussi présent ainsi  que le tri.



Nous avons loué un scooter, ce qui permet d’avoir une autre approche de l’île. Pratique pour les petits déplacements vers les marchés locaux pour profiter des produits frais ( poissons, crevettes, fruits….) Notre voisin est pêcheur, il s’occupe d’une pisciculture à quelques kilomètres au  large et m’invite à venir visiter. Ils élèvent des  poissons d’ici  aux noms  particuliers comme snapper, troupper et je reconnais quelques beaux mérous. Ils les  nourrissent uniquement avec du  poisson de  petit format style anchois, sardines qui sont des invendus des marchés. Je  rentre avec du  poisson tout frais pour le  repas de ce soir ! Les  pêcheurs du  coin construisent encore leurs petites embarcations côtières en bois et à la  main. Splendide !





De l’autre coté de Phu Quoc, sur la côte ouest, se trouvent  les plages les plus fréquentées de  l’île avec leur lot de  grands hôtels fréquentés  en  majeure partie par des russes. Même les menus des restos  sont traduits en langue Poutine !nous visitons une ferme consacrée à la  culture du poivre, un  des meilleurs au monde. Le chauffeur de taxi, nous constatant français, ne se  prive pas de nous passer de la musique bien  de  chez nous avec des tubes datant d’une quarantaine d’années. Joe Dassin, Sheila, Claude  François sont au programme et le conducteur fredonne même quelques paroles. Trop drôle, j’en souris encore ! Une belle pagode en bord  de mer mérite le détour avec son Bouddha blanc de 30 mètres de haut et  ses gardiens de pierre refoulant les  impies tandis qu’un bonze ( Pilate ???) sonne le gong  après les  offrandes et  recueillements de quelques fidèles.







J’ai remarqué qu’il n’y avait pas d’oiseaux marins. Pas de mouettes, pas de goélands ou  autres cormorans, alors qu’il y a tant de poissons dans ces eaux chaudes. Après recherches sur le net, il s’avère que les constructions hôtelières de  masse on détruit les abris côtiers de ces oiseaux, empêchant ainsi la  nidification. Ils  sont allés voir ailleurs si j’y suis ( oui certains disent que je suis un drôle d’oiseau !!!)











10 février 2026

Avant de quitter Phu Quoc, Phong nous invite à sa  table et  celle de ses parents, pour le dernier soir. Au  programme, gambas, oursins, poisson au barbecue accompagnés d’une salade de fleurs de bananier, d’un vin rouge local dont j’ai déjà parlé et du fameux Happy water, alcool de  riz dont il faut se méfier ! Phong  est le premier vietnamien à nous parler politique. Durant ses années d’études de droit, c’était bourrage de crâne communiste mais grâce à l’éducation dispensée par ses parents et grands-parents, il a gardé un esprit ouvert comme certains de ses camarades étudiants. Comme il dit : « il ne  faut pas généraliser ; on dit que les vietnamiens haïssent les chinois mais j’a  plusieurs vrais amis chinois ! » . Jolie  leçon d’humanité et  d’humilité. Merci Phong.

Nous  quittons Phu Quoc pour Hoi An sur  un vol de 1h 3O vers le centre du pays. Ville étonnante de couleurs et d’une architecture sino japonaises  qui  ne l’est pas moins. Cet ancien port de commerce fut le  champ de conflits où portugais, français, anglais, hollandais, chinois, japonais et indiens venaient se  ravitailler en thé  épices. Les canaux qui alimentent la ville et les quelques îlots alentour sont devenus une attraction touristique majeure pour Hoi An. De nombreuses petites barques ornées de  lampes colorées en  papier, emmènent les touristes pour une balade nocturne en douce luminosité. Quelques  bons restaurants font la part belle à la  cuisine vietnamienne ainsi qu’à d’autres recettes locales à base de  nouilles épaisses garnies de porc  et de crevettes. Et comme souvent au  Vietnam, les rues grouillent de vélos, piétons et scooters  autour d’un marché vivant. Tout ce monde essayant de se frayer un chemin parfois compliqué tout en vocifération et klaxons  stridents .
























12 février 2026

Il  est temps de conclure notre  escapade vietnamienne. Il faut venir visiter ce  beau pays assez rapidement.

Un pays communiste où la propagande politique de tonton Ho Chi Minh est  omniprésente avec une explosion économique capitaliste, c’est assez paradoxal mais bien réel !

Les  mentalités changent mais pas forcément dans le bon sens. Il  y  a encore pas mal d’authenticité dans certaines régions comme le Nord Est , les baies moins fréquentées que Ha Long et une  partie du  delta du Mékong qui méritent le détour.

En route pour nous maintenant vers l’Inde où nous attendent de  nouvelles rencontres et découvertes 



lundi 2 février 2026

T
 Can Tho et son air de Saïgon miniature a son charme. Le Bassac, affluent du Mékong offre des rives aux allures changeantes. Tantôt marché de rue typique avec toutes les odeurs dont j’ai déjà parlé, ou rues commerçantes avec son lot de boutiques de fringues locales ou de contrefaçons, buibuis et gargotes où la carte peut être longue comme le bras ou ne présentant que deux plats au choix, genre cantine mais souvent surprenante de saveurs inattendues vu le look de l’établissement. Ah les aprioris !!!

Après midi vélo. On nous emmène en campagne à environ 20 minutes du centre ville, pour une balade dans les villages qui bordent la rivière. Content de retrouver cette ambiance pittoresque , cette langueur si agréable, ponctuée d’un Sin tchao (bonjour !) pour les adultes et d’un Hello how are you ? des jeunes collégiens. Comme partout au Vietnam, tout pousse car il y a de l’eau, de la chaleur et une terre fertile. Des pamplemousses énormes jonchent les étals des marchés car les agrumes sont une des spécialités du delta du Mékong. On s’arrête chez un cultivateur de cacao. 10 hectares de ces petits arbres amenés de Malaisie par le père du propriétaire actuel en 1960. On suit avec attention le processus de fabrication depuis la cabosse jusqu’au nectar sombre, goûteux et amer, pur à 100%. Nous qui sommes amoureux du chocolat noir donc………









mercredi 28 janvier 2026



 20 janvier 2026

Arrivée  Ho Chi Minh  ville, que l’on nomme toujours Saïgon. Plus  court ! Grandes  avenues, espaces verts, on est loin de  folie d’ Hanoï. C’est plus aseptisé, occidentalisé sauf dans quelques quartiers populaires mais moins attachant que la capitale du Nord. Heureux par contre de  retrouver la variété culinaire et ses  légumes en nombre qui  ont manqué à Bali. C’est également moins humide ce  est un plus pour les vêtements entassés dans les valises. Étape de transition, Saïgon ne restera pas gravée dans nos mémoires et nous la quitterons sans regret pour l’exploration du delta du Mékong ( comme un balai ! Oui je sais  elle est facile…..)





24 janvier 206

100 kilomètres pour  joindre Saïgon à Vinh Long sur les bords du Mékong. On vient nous chercher en bateau et  traversons le  fleuve mythique pour un court séjour sur  An Binh, , une île posée  au  milieu du delta. Atmosphère changeante au rythme des marées où  des  paquets de jacinthes aquatiques passent et repassent de  l’aval à l’amont et  inversement. Des péniches, des petits caboteurs, des jonques sillonnent le  serpent d’eau pour rejoindre ou quitter le Cambodge là  bas vers le Nord . Le rythme est lent et c’est très bien ainsi.

25 janvier 

Balade  bateau sur le Mékong et ses petits canaux affluents. Visite d’une miellerie où on plonge le  doigt directement dans le cadre alvéolé  empli  d’abeilles assoupies par la  fumée de  bâtons d’encens afin de lécher cet index enrobé  d’un miel sombre et  très goûteux. Plus loin sur le fleuve, une grande cheminée fumant noir nous invite à la découverte d’une poterie aux fours en briques immenses et  curieusement chauffés à la paille de riz dont la cendre servira ensuite d’engrais pour les cultivateurs du coin. Entre industriel et artisanal. Surprenant ! Et quelque  dans ce labyrinthe de  canaux, on tombe sur un  endroit pour touristes bien sûr mais avec quelques particularités comme ce caramel fait avec de  la pulpe de noix de coco râpée  juste  passée  la poêle ou  encore cet  alcool dans de grandes jarres en  verre où reposent quelques serpents. Tous les prix sont en Dollars, on sait où l’on , on est prévenu !
















26 janvier 

Balade à vélo à travers les petites routes de  l’île de An Binh où les  habitants sont souvent pêcheurs vu  proximité du grand fleuve ou cultivateurs notamment d’agrumes, jaquiers ou goyaviers. On sent non  pas une torpeur mais une sérénité, un calme apaisant où quelques chiens traversent sur ce même rythme comme si je filmais au ralenti. Un  signe de la main, un sourire, encore une bien belle journée.



2è janvier 

Nous quittons An Binh pour Can Tho, ville située plus au  Sud et posée sur un autre bras du Mékong. Nous passons également de la cabane en bois avec rats qui se promènent dans les combles à l’hôtel étoilé grand confort, alternance agréable afin que le voyage ne soit  un éternel recommencement !
On  retrouve les marchés de rue, leurs couleurs, leurs parfums ou odeurs  plus ou moins agréables. Il fait chaud mais c’est raisonnable, autour de 30°. Le fleuve continue de drainer son lot de plantes aquatiques et de navires en tous genres. Nous alternons les plats de cette cuisine traditionnelle entre soupes, riz ou nouilles sautées avec légumes, crevettes, calamars et bien sûr les nems qui  restent un classique. Les menus de certains restaurants présentent parfois, à la carte, quelques surprises comme des vers  grillés ou du rat mais nous ne testerons pas !