lundi 10 décembre 2018

Samedi 08 décembre 2018

Arrivés à Palenque hier après-midi, nous nous installons dans la cabane qui nous est attribuée. Cela peut paraître succinct à première vue mais  à l'intérieur, deux bons lits, une salle de bain et la climatisation. Que demander de plus?
A l'extérieur c'est un magnifique jardin tropical à peine aménagé car ici la nature donne tout ce qu'elle a à offrir; non seulement en plantes, fleurs et agrumes mais aussi en faune puisqu'au petit matin, un singe hurleur sinvite dans un arbre voisin et impressionne par ces longs cris aboyeurs; alors qu'en fin de journée des centaines de perroquets viennent passer la nuit dans la jungle alentour.
Catherine reste baba devant ces oreilles d'éléphant. Eh oui celles de notre jardin n'atteindront jamais cette taille !!!

Le site archéologique de Palenque a un charme fou par rapport aux deux sites déjà visités. Nous sommes en hauteur et la jungle est plus dense. Les édifices sont aussi légèrement différents malgré ce nombre toujours impressionnant de hautes marches à grimper pour jouir de ces vues époustouflantes surplus de 10 kilomètres.
Le plus de Palenque est tout de même ces frises et bas reliefs ciselés et très bien conservés. Elles décrivent, le plus souvent, le roi Pacal qui vécut jusqu'à presque 100 ans et son fils Chan- Bahlum (Jaguar- serpent) mais également K'awil, Dieu du maïs et de l'agriculture. Je vous ai déjà parlé de l'importance du soleil, des étoiles et de la voie lactée qui les aidèrent à établir un calendrier Maya, indispensable pour maîtriser les périodes de plantations. Le peuple maya de la cité de Palenque vécut ici de l'an 300 après J.C. jusqu'au  10 ème siècle. Elle s"est éteinte progressivement pour disparaître complètement.  Les questions sont, de nos jours, encore les mêmes: pourquoi et comment ?

















Après cette visite d'environ deux heures sous 30 degrés, nous retrouvons notre nid passager pour profiter du jardin et de la piscine rafraîchissante.

Le lendemain, notre fidèle "Routard" nous guide jusque Misolha, une cascade en pleine jungle, de 30 m de hauteur et au pied de laquelle un très grand bassin naturel nous accueille pour une baignade, dans une eau limpide et tiède. Papillons colorés mais pas faciles à photographier ( merci le zoom !!!).Régal pur !!!!!

vendredi 7 décembre 2018

Jeudi 06 décembre 2018

Campeche, notre étape suivante, nous mène dans une ancienne ville Maya découverte au 16 ème siècle lors de la première expédition espagnole. C'est la seule ville du Mexique qui fut fortifiée. Il reste quelques pans de rempart du côté nord de la ville.
Nous sommes en bord de mer et du golfe du Mexique pour être précis. Toutefois, la côte ne présente vraiment aucun intérêt car c'est ici que la plupart du pétrole mexicain est exploité.
Un écolo pur et dur se baladant dans le coin ferait, à coup sûr, un malaise voire un arrêt cardiaque.
Le centre historique et le grand marché sont les points d'intérêt principaux de Campeche. Le second pour sa typicité et le sourire des camelots braillant la qualité et le bas prix de leur marchandise.
Les rues de la vieille ville qui se croisent pour former comme un damier, nous montrent leurs couleurs vives éclatantes. On ne peut que tomber sous le charme de ces blancs, verts, bleus, roses, rouges, jaunes vifs ou ocres. Avec en arrière plan, un ciel bleu azur à peine tâcheté de quelques cumulus ( pour les ignorants, le cumulus n'est pas un ballon d'eau chaude mais un nuage !!!).
Le photographe s'en donne à coeur joie!
Demain une longue route nous attend. 5 heures de voiture pour rejoindre Palenque, ville qui marque notre sortie du Yucatan et notre  arrivée au Chiapas, région proche du Guatemala.









jeudi 6 décembre 2018

Mardi 04 décembre 2018

Après les souriants habitants des environs de Valladolid, nous constatons de la tristesse ou de la lassitude (trop de touristes ????) sur les visages des gens de la région d'Uxmal (prononcez Ouchmal) .
Nous sommes logés  dans un petit complexe hotelier, composé de chouettes bungalows posés dans un superbe jardin tropical. La propriétaire est anglaise, souriante mais anglaise (Humm !!!!).
Nous sommes ici pour le site d'Uxmal, un des plus réputés du pays. Ce qui nous surprend c'est que les archéologues ont redécouvert ces sites Maya enfouis dans une jungle épaisse et hostile (jaguars, serpents, tarantules.....) mais qu'il reste beaucoup de questions sur l'utilité ou la fonction dédiées à certains édifices, mise  part les pyramides qui ont une signification religieuse (ou interprétée comme telle!) indéniable.
Trois éléments sont importants dans cete culture Maya: la terre, le ciel et l'homme. On construit des pyramides avec des données bien précises, rappelant le nombre d'or (des grecs ou des Egytiens?) mais aussi en fonction du ciel et surtout de l'axe de la voie lactée, qui, à l'quinoxe de printemps (pour nous!) leur a paru importante pour déterminer des saisons pour l'agriculture notamment.










Le soleil était vénéré (revoir Tintin et le temple du soleil!) car les Mayas pensaient que le soir il partait (rouge de fureur!) combattre les forces du mal enfouies sous la terre. Renaissant, vainqueur, chaque matin, il fallait donc honorer et craindre sa puissance. Est ce la couleur rouge de ces soleils naissants ou mourants qui leur a donné le goût des sacrifices humains et du sang? Toujours est il qu'ils n'hésitaient pas à saigner un prisonnier de guerre ou, pire, un enfant pour que le Dieu Soleil soit plaisant à leurs yeux!
Le jeu de pelote (les basques n'ont rien inventé !!!) est également un exemple de violence et de cruauté. Deux équipes de sept joueurs s'affrontaient dans ce jeu où l'on devait lancer une boule de cuir d'environ 3 kilos et la faire passer dans cette boucle de pierre.
Cela pouvait durer plusieurs jours et finissait dans un bain de sang innomable. On comprend peut-être mieux que ces civilisations aient pu s'éteindre mais a t-on réellement compris que l'histoire est un éternel recommencement et que la bêtise humaine continue de frapper ???

Les édifices du site d'Uxmal sont remarquables de beauté dans cette jungle luxuriante où iguanes, se dorant au soleil et tarantules velues (si si on en a vu une !!!) sont communes.
L'architecture des des façades est embellie par les variantes de teintes de la pierre calacaire qui va bu blanc au rose rouge.
En face du site d'Uxmal, un belge, qui a tout compris, a bâti un musée du chocolat. Les Mayas ont créent la boisson chocolatée mais les graines de cacao étaient rares et précieuses, à l'époque et sont devenues une monaie d'échange. Tout autour de ce musée existe un jardin tropical bien agréable avant une dégustation de chocolat local qui nous laisse encore ce goût amer et sucré empreignant le palais durant des heures !!!!!!



mardi 4 décembre 2018


Toujours à Valladolid pour un jour encore (dont voici la photo de notre logement), nous parcourons la jungle campagne pour visiter un petit village typique nommé Uayma.
On y observe, outre une population souriante, une espèce d'abbaye avec un petit cloître et des motifs de façade aux couleurs chatoyantes. La chaire éblouit de milles feux l'intérieur de l'église (ce n'est pas de l'or Dieu merci!!!!)
Quelques kilomètres plus loin, nous découvrons notre premier "cenote". Le cenote est un puits naturel érodé par l'eau et le temps. Le soleil y pénètre par un trou plus ou moins gand et donne une lumière particulière à cette caverne enfouie.
Nous pouvons nous y baigner, dans une eau limpide et peu fraîche.
Alimentés par des rivières souterraines, les cenotesaccueillent même quelques poissons d'eau douce.
Moment bien agréableavant de rejoindre Valladolid pour un repas typique du Yucatan, mélangeant poulet, porc, merguez, riz, avocat, tacos, empenadas, frites et choux en salade.
Les jolies maisonsde la calle (rue) 41 nous charment de leurs couleurs vives.
Demain, trois heures de route nous attendent afin de rejoindre Santa Elena, quelque part un peu plus au Sud de Uxmal ou d'autres sites archéologiques Maya importants sont au programme.









dimanche 2 décembre 2018

Samedi 1er décembre 2018

Je reprends la plume après plusieurs mois de dur labeur d'une vie de retraité        trépidante(Ah! Ah!)
Nous voici, depuis hier, arrivés au Mexique. Atterrissage à Cancun dans le Nord du Yucatan vers midi (heure locale, décalage horaire 7 heures!). Le temps de récupérer la voiture de location, de changer un peu d'argent (ici c'est peso ou dollar mexicain) et d'un premier casse croûte local bien sympa, pas gras mais pimenté (il ne faut pas confondre guacamole et sauce verte car cette dernière vous vrille la tête et les boyaux !!!!) nous prenons la route vers Valladolid, notre première escale.
Après 2 heures de voie express toute droite à travers la jungle mexicaine, nous sommes accueillis par Marlène, une américine installée au Mexique depuis 21 ans. Nous sommes dans une espèce de ranch immense où se balladent en liberté chevaux, moutons et chiens. Plusieurs maisons sont implantées sur le terrain et celle qui nous est attribuée est spacieuse, propre et lumineuse. Entourée d'un jardin de terre et de roche, planté de cactus, yucas, palmiers eet aloès, c'est très local et bien agréable.
Nous entamons notre première visite du seceur le lendemain. Nous avons rendez vous avec Hélène et Sebsastien, un couple dunkerquois en vacances au Mexique. Nos routes se croisent, donc on profite de cette chouette rencontre dans un site Maya redécouvert au 19ème siècle. Coba fut, entre 200 et 800 de notre ère, la cité Maya la plus puissante du Yucatan. A l'arrivée des conquistadors, au 16ème siècle, le déclin de la civilisation ayant fait son oeuvre depuis longtemps déjà, la cité fut engloutie par la jungle qui reprit ses droits naturels. Elle réapparut au 19ème grâce aux recherches soutenues des archéologues.


Le site s'étend sur plus de 74 km2 et seuls quelques vestiges ont été découvert; ce qui peut laisser croire qu'il sera, un jour si les budgets de fouille le permettent, un des sites archéologiques les plus célèbres du Mexique.
La grande pyramide ne nous fait pas peur, malgré ses 113 marches (trop hautes!!!) donc 126 aller retour. 
Une nouvelle culture à découvrir où ces pierres entassées ou plutôt posées sans ciment, nous plongent dans l'histoire et toutes ses questions. Comment devenait on architecte à cette époque? Comment comprendre les rites liés à une croyance qui va jusqu'au sacrifice humain?
On retrouve des choses déjà vues, comme la relation entre l'homme, la terre et le ciel. Les dieux, ici, sont représentés la tête en bas! L'expression "marcher sur la tête" vient elle de cette époque? Pouvaient ils humaniser les dieux afin qu'ils se sentent plus proches d'eux? Tant de questions qui laissent notre imagination, nos convictions et notre connaissance s'exprimer.