jeudi 12 décembre 2019

Mardi 10 décembre,
J’ai souhaité, par message, une bonne fête à ma petite sœur Odile mais finalement c’est le 14!
J’m’a trompé, le décalage horaire sans doute (Ah ah !!!)
Nous quittons Kalbarri ce matin direction le Sud et profitons du spectacle des falaises abruptes, taillées par la mer et le vent de façon brutale. Et, en avançant de quelques kilomètres seulement, on voit cette roche/sable qui change de teinte et de forme.
L’érosion due à ces deux éléments est différente dans le travail architectural de la nature car la tendresse ou la dureté (ou inversement !) de la roche change dans la superposition des strates suivant les âges.
Une heure de route plus tard, changement total de décor; nous approchons du lac rose (Ping Lake in english in the  texte !).
Catherine constate que le ciel est en partie rose et ça me rappelle la Nouvelle Zélande où je voyais des nuages verts alors qu’elle m’avait dit:  « mais mon chéri ce sont tes lunettes » alors que ce vert dû à la sédimentation des glaciers éclatait en tous sens depuis la surface d’un lac.
Il en est de même aujourd’hui, mais en rose. Un rose genre bonbon anglais, donc bien prononcé, remarquable.
Ce phénomène d’eau salée rose est du fait de la présence d’une algue (Dunaliella salina) , source de bêtacarotène récoltée ici pour des colorants alimentaires et du maquillage.
De plus, l’étendue est d’environ 15 kms sur 3. Immanquable !!!
Des chinois prennent mille photos mais toujours la même ! C’est trop drôle de les voir se selfier sous tous les angles!
Un français que nous avons rencontré à Denham nous a parlé d’une plage à ne pas rater nommée « Coronation beach ». Essentiellement réservée aux planchistes ou autres kits surfeurs, la baie assez fermée permet une baignade sympathique .
Le coucher du soleil avec encore quelques fous de la glisse sur l’eau, nous incitent à rester plus longtemps. Pourquoi pas? Le capital bouffe est un peu restreint mais un jour de plus est tout à fait compatible. Autonomes encore une fois et on y prend goût. Et puis tant pis on mangera des nouilles!!!















lundi 9 décembre 2019

Kalbarri est une jolie petite ville sur front de mer et de la Murchison river. Nous resterons quelques jours pour découvrir la côte et ses falaises abruptes mais aussi les gorges de cette Murchison river mais dans le sens inverse (Ah ah !!!)
Dimanche 8 décembre. Il faut se lever tôt mais enfin pourquoi? Nous sommes en vacances, rien ne presse!
Les guides (papier), l’office de tourisme et même les panneaux lumineux à la sortir de la ville sont clairs! Tout le monde est prévenu, la chaleur tue !!!
Si vous randonnez dans les fameuses gorges de cette rivière, un départ après 7h du matin est non envisageable. Et sans oublier chapeau, crêpe solaire et les litres d’eau nécessaires à 4 voire 5 heures de marches sous le cagnard (50°), sans ombre, sans air!
Nous serons raisonnables et ne ferons que 2h sur le premier site et 1h sur le second, avec petit déj entre les deux.
Nous pénétrons un endroit formé dé différentes couches, non pas de pierre, mais de sable tassé depuis plus de 400 millions d’années.
Ce qui est vraiment intéressant est que le site a été tracé pour que nous puissions apprécier les gorges vues d’en haut et également depuis le niveau de la rivière. 2 points d’observation où les strates de sable montrent des aspects et des couleurs autres.
Le soleil du matin rend les teintes encore plus contrastées. Que ce soit le site de Z bend ou de la natural window, c’est impressionnant de grandeur et de beauté.
Au retour au camping, le vent s’est de nouveau levé, la mer blanchit, la baignade s’avère peu probable pour aujourd’hui.
La température de l’eau entre Denham et Kalbarri est passée de 30 à 22°, ça calme!
Lundi 9 décembre, suite de la visite des gorges de la Murchison river. Cette dernière est relativement sèche car il ne pleut, dans ce coin de l’Australie qu’entre mai et juillet!
Cela ne nous empêche pas d’apprécier les couleurs de roche de sable tassé qui vont du beige au rouge brique, en passant par les nuances intermédiaires.
Grâce à la ténacité des aborigènes, des sites comme Le François Peron national Park ou le Kalbarri national park ont retrouvé leur beauté et leur aspect originel qui fut gâchée par les élevages de porcs, moutons et chèvres. Le pays est assez grand pour élever ailleurs!
Le vent a encore forcit depuis hier, la vidéo est expressive et la baignade bien compromise.
Sur le bord de route, nous croisons de jolies fleurs ou plantes parfois très rigolotes alors que je surprends un pélican prêt  à se coucher en même temps que notre soleil !!!
J’en profites également pour vous présenter notre maison roulante que j’appelle « le camion »














dimanche 8 décembre 2019

On vient de me signaler que les vidéos ne fonctionnaient pas. Merci de me l’avoir précisé.
Je refais un essai et je compte sur vous pour me donner le résultat.
Pour les commentaires et questions n’hésitez pas , il suffit d’aller dans le cadre sous chaque article et de choisir « anonyme » en signant votre nom pour que l’on sache qui nous écrit. Merci !!!

vendredi 6 décembre 2019

Mercredi 4 décembre,
Nous avons réservé une journée complète en 4x4 pour visiter le François Peron National Park. Inaccessible autrement !
Nous serons donc, pour cette journée, accompagnés de 2 suisses allemands, 2 suédois, une australienne et John notre guide local. Les plages sauvages aux couleurs allant du beige au rouge en passant par l’ocre et le jaune, font, avec les variantes de bleu et de vert de l’océan, un tableau exceptionnel ! La mise au point automatique de l’appareil photo me surprend. On a l’impression qu’il ne sait pas où se fixer; c ‘est la première fois fois qu’il me fait ça!
Nous pouvons observer du haut de ces falaises ou dunes, des raies, tortues, petits requins du lagon et requins tigres; avec même une attaque de ce dernier sur une tortue qui, finalement réussit à se réfugier à l’intérieur du lagon.
Et puis des émeus traversent la piste. Mon émotion est intacte!
Que je vous raconte,
En 1800, une expédition française part en exploration de ce secteur ouest de l’Australie.
François Peron, scientifique, fait partie de l’équipage d’un certain Nicolas Baudin, et ramène beaucoup d’échantillons de plantes endémiques de cette contrée.
Les deux hommes ne s’apprécient guère et lors du retour du navire vers la France, nombreux sont les hommes d’équipage qui mourront du scorbut ou de la tuberculose. Le capitaine faisant partie du lot, François Peron finit par se déclarer capitaine. En inspectant le journal de bord, il décide de rayer toutes les mentions de découvertes maritimes de Nicolas Baudin pour se les approprier !
Bêle mentalité ou vengeance?
Anecdote subtile; quand Peron a débarqué ici, dans Shark Bay, il a trouvé des traces d’européens, et plus précisément de hollandais rescapés d’un naufrage ayant eu lieu environ 150 ans plus avant. Or, dans le parlé des aborigènes, des mots proches du flamand ont indiqué que ces naufragés ont probablement intégré la communauté aborigène de l’époque.
Je trouve cette histoire tellement belle pour l’humain, en général, et pour notre société tant portée sur l’égoïsme en particulier !
Les voyages forment la jeunesse ?
Et bien je suis persuadé d’être de plus en plus jeune.
Je ne suis jamais sûr de rien, et ça j’en suis sûr !!!
Nous quittons Denham ce jeudi matin pour passer la nuit en autonomie à « Whalebone bay », la baie de l’os de baleine in french (voir la vidéo!).
Notre descente vers le sud reprend pour un arrêt important à Kalbbarri où je pense arriver samedi.
Un petit stop obligatoire sur « Shell beach ». Ici, pas de sable, que du coquillage blanc pur. C’est ainsi depuis 10000 ans.
Catherine en est, pour un jour, la reine du monde!













mercredi 4 décembre 2019

Lundi 2 décembre au matin; avant que la chaleur vienne poser sa chape de plomb, nous quittons cet endroit attachant où, avec patience, j’ai fini par surprendre une famille d’émeus. Et puis cette carcasse d’un vieux pick-up qui m’a de suite interpellé dans cet espace désertique où ce squelette désuet marque à la fois un endroit et une époque pour ce propriétaire fermier possédant presque 1500 km2 de terre. Nous sommes dans les grands espaces, c’est sûr !!!
Il faut environ 2 heures 30 de conduite pour rejoindre Denham, seule ville village importante dans cette contrée perdue du trident, sur la carte, et qui rote un nom exotique certes, mais un poil terrifiant de « Shark bay » (baie des requin).
La route pour y accéder est superbe. Tantôt cette pampa à laquelle nous nous habituons depuis 2 semaines; puis tout à coup,  basculant en haut d’une côte ou sortant d’une courbe, une étendue de bleu azur, marquée d’un vert émeraude en finissant en bord de côte par un blanc nacré, non pas de sable mais de coquillages écrasés.
La Polynésie est proche dans la comparaison, mais non c’est différent. Les bleus s’en approche mais les verts sont ici plus marqués, moins fondus et le blanc nacré transcende. C’est unique !
La lune grossit doucement chaque soir et elle a abandonné Jupiter et Vénus qui furent quelques soirs des compagnons de nuit furtifs, un peu comme une rencontre de bistrot d’un soir où le monde a été refait. Car peut-être est-il nécessaire qu’il le soit; où du moins repensé avec un peu plus d’attention envers et ce et ceux qui nous entourent...........
Mardi 3 décembre, visite de Monney Mia (rien à voir ni avec les singes, ni avec ABBA !!!!).
Ici c’est le dauphin qui est à l’honneur.
J’avoue être extrêmement réticent envers tout ce qui concerne le monde animal lorsqu’il n’est pas observé dans son milieu naturel ou qu’il sert d’attraction. C’est donc très septiques que nous allons sur ce site pourtant réputé.
Nous sommes rapidement rassurés par les explications des guides.
C’est un endroit particulier car viennent ici deux ou trois mères accompagnées de leurs petits en période d’allaitement. Ils profitent de cette partie calme et peu profonde de la baie afin que le bébé tète tranquillement, à l’abri des requins tigres qui sont à l’affût plus au large.
Pour que nous puissions mieux les observer, les guides leurs jettent 3 poissons pas plus. Cela dure environ 20 minutes puis mamans et bébés dauphins regagnent le large. Aucun contact avec l’animal, tout est fait pour un temps d’observation depuis la plage. Personne dans l’eau !
Nous sommes convaincus.
Un beau pélican tombe sous mon charme (ah ah !!) et pose fièrement !