mardi 14 janvier 2020

Après Walpole où nous étions entre forêts, lagune et mer, nous voici à Pemberton, plus à l’intérieur des terres.
La randonnée dans les parcs nationaux(NP) nous ayant bien emballé, on s’attaque aujourd’hui au Warren NP.
Moins escarpées que les randos pratiquées jusqu'à présent, nous avons tout de même respirer l’eucalyptus pendant 4 heures. En deux parties. 2 h 30 le matin pour atteindre par une boucle, la rivière Warren et 1 h 30 l’après midi pour admirer (le mot est juste) un curieux karri de 65m, dans lequel ont été aménagées trois plateformes, à 15, 30 et 65 mètres.
Ces plateformes sont accessibles par des espèces de marches qui ne sont ni plus ni moins que de gros fers à béton plantés dans le tronc !
Un grillage entoure toute la montée en spirale (comme un escalier en colimaçon)jusqu’aux différentes plateformes!
Impressionnant et bien peu rassurant !
Nous sommes six personnes à ce moment, autour de l’eucalyptus bicentenaire (excusez du peu !!!) mais personne n’ose s’aventurer dans l’ascension !
J’ai essayé de vous décrire au mieux cet endroit car je n’avais pas l’appareil photo.
Le lendemain, randonnée suite.
Nous partons depuis le camping pour une bonne heure de marche en forêt. Nous ressentons tous les deux des douleurs à un genou. Conséquence des marches longues d’hier agrémentées d’un soupçon d’âge mûr (pour ne pas dire autre chose !) et voilà !!!
Cela ne nous empêche pas, l’après midi, de faire une nouvelle heure de marche autour d’un joli lac.
C’est l’occasion d’un premier bain en eau douce, dans ce pays qui n’en finit pas de nous offrir de belles surprises de douceur, comme cette fin de journée.
Reflets dans l’eau, troncs effondrés formant des figurines bizarres ou s’élançant vers le zénith.
Le décor a encore changé !






vendredi 10 janvier 2020

8 janvier,
Arrivée à Walpole vers midi, après un dernier bain dans les eaux calmes de « Greens pool ».

Décor nouveau et changeant. Nous avons l’impression d’être au bord d’un  lac, alors que c’est un bras de mer (inlet en english!) intérieur (qui vient de l’extérieur !!)qui fait environ 5 kilomètres sur 5.
Une lagune toute calme où les australiens s’adonnent au kayak et à la pêche.
Environnement bucolique !
Nous explorons l’intérieur des terres pour randonner sur le Mount Frankland, à environ 35 kilomètres au nord de Walpole, dont 15 kilomètres de piste de terre rouge, genre tôle ondulée, qui fait vibrer le camion de partout et couvre l’extérieur comme l’intérieur ( alors que tout est fermé !!!) d’une fine couche de poussière rouge/orange qui exaspère Catherine.
La température est idéale pour randonner, autour de 22°, dans ces karris (eucalyptus) immenses cherchant à respirer la lumière quelques 45 m plus haut!
Au sommet,une cabane où quelqu’un veille 24h sur 24, durant les mois très secs de l’été australe, afin de donner l’alerte en cas de fumée, donc de feu probable.
Le panorama est superbe et on a l’impression d’être très haut, alors que nous ne sommes qu’à 500 mètres d’altitude.
Dire que ça sent l’eucalyptus ? oui c’est évident, les narines puis les poumons s’emplissent de ce nectar qui n’est pas sans rappeler la résine de pin.
le lendemain nous visitions la Valérie des géants.
Ni monstre ou créature extraordinaire en cet endroit, toujours important pour les aborigènes Noongar.
Le site présente différents karris  (eucalyptus) qui en moyenne culminent aux environs de 40m.
Certains peuvent atteindre 75m !
Ces géants sont toutefois sensibles car leurs racines restent proche de la surface.
Ils sont donc, ainsi fragilisés en période de pluie continue et de grands vents.
Les responsables de ce parc national ont eu la merveilleuse idée de placer un ensemble de passerelles qui permettent, sur 600m, de se balader à hauteur de la canopée. Génial !!!
Ces géants aux pieds si fragiles sont creusés parfois en leur base, donnant un aspect monstrueux sur ce parcours nommé: Le chemin de l ‘ancien empire.
très poétique n’est-ce pas ?










mardi 7 janvier 2020

7 janvier 2020,

50 kilomètres séparent Albany de Denmark.
Non, nous ne sommes pas passés de l’Albanie au Danemark et il y a bien plus de 50 kilomètres entre ces deux pays. Voyons réfléchissez  un peu !!!
Rigolo tout de même cette proximité de deux villes portant un nom de pays.
petite étape donc dans cette bourgade mignonne où commence la région viticole du sud ouest de l’Australie.
mais ce sont les piscines naturelles de Greens pool et d’Elephant rock qui nous interpellent en premier lieu.
On est dans le sauvage une fois de plus, avec cette beauté qui frappe l’œil et le cœur à en donner des frissons. Mais quelques détails changent: la couleur du sable et de la roche, la verdure, le ciel.
Ici, des roches ont fait barrière à l’océan pour former des retenues d’eau où elle est toujours aussi fraîche et limpide, mais plus calme, proche du lagon.



lundi 6 janvier 2020

Albany, la ville et non pas le pays, nous accueille pour une énième étape de de voyage.
Petit bourgade côtière et ancien port de pêche à la baleine, nous voulons voir de plus près à quoi ressemblent toutes ces échancrures voire déchirures dans cette côte attirante lorsque l’on regarde la carte.
Les Minang Noongar, peuple aborigène autochtone, accueillirent les premiers européens amicalement entre 1622 et 1826.
La fondation d’une colonie britannique fut même la bienvenue car elle permit de mettre un frein aux débordements (rapts, viols, meurtres....) des pêcheurs de baleine envers les aborigènes.
Pourtant, à la fin du XIX éme siècle, les Minang n’étaient plus les bienvenus dans les commerces d’Albany. Ils furent même privés de leurs droits, y compris celui d’élever leurs enfants.
Perfide colonialisme !!!
La pêche à la baleine ne cessa qu’en 1978.
Cette petite mise au point historique et nécessaire terminée, nous  nous sommes régalés dans deux parcs nationaux; le Torndirrup et le Two peoples bay NP (ce dernier indiqué en français: baie des deux peuples).
Le premier tout en falaises abruptes face à un océan Indien que l’on sent avide d’en découdre avec cette roche, à grands coups de vague et de houle rugissantes. La muraille intrépide semble sourire !
Les arbres suppliciés e comme crucifiés par les vents du large n’ont, quant à eux, par l’air très satisfaits de leur sort.





Et le second, beaucoup plus calme avec cette immense anse presque fermée ou une eau limpide mais fraîche procure une détente vivifiante.
Je demeure toutefois inquiet devant une Catherine semblant retombée en enfance, mais heureuse de faire des pâtés de sable !!!



jeudi 2 janvier 2020

Nous  souhaitons qu’il ne vous arrive que de belles choses pour 2020.

Nous avons entamé l’année par une randonnée, toujours  dans le Porongurup NP.
Celle d’hier ou de l’année dernière si vous préférez (ah!ah!) était classée 4 (sur 5)en niveau de difficulté et aujourd’hui ce fut une classe 5. J’avoue que celle d’hier était plus raide et longue. Bizarre parfois !!!!
Tiens un beau perroquet bien caché dans le feuillage.
Ce parc national (NP) est le territoire des Noongar, peuple aborigène du Sud ouest de l’ Australie.
Le symbole ou totem le plus important pour eux est celui de l’aigle. Il leur montre la clairvoyance ou comment affronter les épreuves, surmonter les obstacles de la vie avec le courage, la grâce et la façon.
Cet aigle plane au dessus de la terre, offrant une perspective unique sur le sol et glisse sans efforts à travers le ciel, nous rappelant comment surmonter la lutte et laisser notre esprit libre de prendre son envol.
C’est à la fois très beau comme symbolique et montre combien les aborigènes s’aident pour façonner leur abord de la vie en regardant, observant, scrutant et respectant tout ce que la nature peut donner comme indications pour suivre la voie qui formera une vie et se comporter face aux obstacles rencontrés.
J’ai ressenti des choses durant ces deux jours de randonnée. Une sensation de paix. C’était très agréable. Mon amour pour le cosmos et nos beaux ciels étoilés ne peuvent que renforcer ce genre de sentiments, sans tomber dans des croyances ridicules.




Revenons  à la triste réalité de notre quotidien car j’ai du souffler dans l’éthylomètre à la sortie du village, en ce premier jour de l’an deux mille vins !!!
 Rien bien sûr car nous profitons de ces bons vins australiens sans en abuser ou alors limite (Ah !!!)

Petit anecdote locale; les habitants des villes ou villages ont leur boîte à lettres perso à la poste et s’y déplacent facilement grâce à la proximité. Pour les fermes éloignées voire extrêmement éloignées, le facteur doit se taper des tournées que nous avons bien du mal à imaginer !
A l’entrée des fermes, sur le bord de la grand route, alors que l’habitation du fermier peut se trouver à plusieurs kilomètres de celle ci, on trouve des boîtes à courriers en tous genres, allant de la classique achetée chez Castorama du coin (100 kms de là parfois) en passant par le fût d’huile customisé maison. Mais la plus originale  rencontrée restera la machine à laver à hublot !!!
Je n’ai pas eu le temps de m’arrêter pour la photo mais c’est véridique.
Décidément ce pays ne cessera de nous surprendre et c’est tant mieux !





















mercredi 1 janvier 2020

28 décembre,
Nous contournons le Fitzgerald NP car seul un 4x4 peut traverser ces étendues de graviers et  de sable.
Nous arrivons au Tozer’s bush camp, camping très simple voire  un peu bordélique perdu dans la pampa. En effet le patron semble embêté lorsque je lui dis que nous avons réservé par téléphone. Il m’avoue qu’il ne note rien et finit par nous trouver un emplacement. On s’absente une dizaine de minutes, le temps de remplir le réservoir d’eau (il faut être autonome ici) et au retour, notre place est prise. On fait comprendre à ces personnes je cette place nous est réservée. Ils s’en vont en faisant la tête mais n’insistent pas. Bordélique je vous dis !!!
Nous sommes proches de Bremer bay où nous découvrons quelques jolies  plages. Nous sommes en début d’été austral mais il semble, non c’est sûr, l’eau est plus fraîche. Cela peut provenir es courants et des marées.
30 décembre,
En route vers Mount Barker  après une escale d’approvisionnement à Albany où nous nous poserons dans 4 jours.
Mount Barker est  environ 50 kilomètres au nord d’Albany et l’on va y visiter le Porongurup NP pour quelques randonnées.
Changement total de  décor pour nous! Nous allons randonner durant 2h30 dans une forêt de karris, variété d’eucalyptus qui ont d’énormes troncs à écorce et montant très haut vers l’azur.
Un des ces karris a même trouvé le moyen de pousser à travers la roche, spectacle étonnant.
La vue de là  haut est très belle, on voit jusqu’à l’océan qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres. La descente est ardue et je me prends deux gamelles mais sans dommages.
La seconde récompense, après la vue, c’est le repas. Partout dans ce pays, dès  qu’il y a un coin sympa, on trouve des toilettes (bon d’accord!) mais surtout des barbecues et/ou des planchas au gaz. Tout est nickel! Ce midi ce sera entrecôte (Angus !)frites. Un petit bonheur pour la dernière journée de l’année dans cette forêt  odorante d’eucalyptus. Quelques papillons caméléons se confondent avec le feuillage roussi.
Rendez-vous l’année prochaine !






26 décembre 2019
Nous avons passé les fêtes de Noël tranquille à Esperance et continué la route  vers l’ouest avec une pause à Hopetoune. Petite plage familiale, accueillante et  eau calme.
Nous venons principalement pour le Fitzgerald National Park qui  nous offre des paysages gigantesques entre plages de  sable, de rochers et de  falaises dominant un océan Indien radieux de ses chatoyantes couleurs. Quelques plantes et fleurs sauvages encore jamais vues et la journée passe sans que l’on voit le temps s’écouler.
Le vent frais et la mer houleuse n’incitent pas à la baignade  jusqu’à trouver une anse plus protégée qui satisfera notre envie de nager.