mardi 12 mars 2024

 Vendredi 8 mars

Après le premier parc  animalier, nous repartons vers l’ouest pour terminer la  boucle toute au  sud de l’Afrique et profiter du bord de mer, si  possible, en baignade et randonnée.

Mossel bay, première étape maritime. l’océan gronde juste au  pied de l’appartement loué et  la  baignade est courte, vivifiante mais moins froide qu’à Cape  Town où je n’avais pas été  plus haut que la taille !

Le lendemain, sur une plage moins forte en  vagues et protégée des requins à l’aide de  filets tendus au  large, je  tiens un peu plus longtemps. N’oublions pas que l’Antarctique envoie des courants très froids et qu’ils  n’ont pas le « Gulf stream » qui tempère  nos eaux européennes.


Étape suivante, toujours maritime, Hermanus, on se rapproche de Cape  Town où  nous terminons la  première boucle du  voyage. Grande baie au  pied des montagnes. Côte sauvage déchiquetée avoisinant de  longues plages ourlées de  dunes au  sable gris clair et  très fin. Baignade limitée à un secteur très peu large  et  surveillée façon « Alerte à Malibu » sans Pamela Anderson !

Au  petit matin, surprise; durant la nuit un hibou  grand duc  est venu se reposer sur  une  branche juste au-dessus de la terrasse..



Parenthèse :

Après avoir discuté assez longuement avec Sophia, notre hôte à Addo Éléphant, notre regard  s’aiguise et notre naïveté prend une claque. Pas forcément notre naïveté mais notre espoir d’une autre vision des choses.

Comme je l’ai précisé dans un article précédent, j’attends de  pouvoir poser un  regard, voire pire, un  jugement sur le rapport entre les Hommes de ce pays.

Blancs  colonisateurs en  minorité d’un côté et noirs autochtones majoritaires  de  l’autre.

Grâce à Sophia, française et mariée à un sud  africain, notre vision a changé.

L’apartheid des années 90 a progressé, dans le sens où les écriteaux « réservé aux blancs », « réservé aux noirs », ne sont plus présents ; mais le  contexte reste le même. Tout est ancré sur  une ségrégation d’origine et irréversible malgré une  image positive montrée au monde entier.

On ne  s’aime pas, on  se mélange pas. On a peur, surtout le  blanc qui  craint le noir qui  reste l’homme des petits boulots mal payés et que l’on encourage  surtout pas à aller vers une éducation , pour lui et ses enfants, qui pourrait nuire à la suprématie du  maître blanc. Celui ci  se  protège avec du fil barbelé ou des clôtures électriques autour de sa  propriété. Il paie des gardiens noirs pour surveiller son  domaine, en espérant qu’ils soient de  confiance.

Ce  pays est difficile à vivre, tout en  apparence et où je ne pourrai pas m’installer car je serai malheureux de me battre pour des valeurs qui restent risibles pour les gens d’ici, quelque soit leur couleur.

Donc on visite un  très beau pays, avec toutes les précautions nécessaires pour rester à notre place de touriste voyeur.

Nous découvrons des paysages, des animaux, des personnes et  devons nous contenter d’être observateur non gêneur. Cela  fait partie des voyages tels que nous les concevons, c’est notre choix et ce  n’est jamais décevant puisque nous apprenons encore et toujours.

je  termine là  cette parenthèse plutôt négative mais nécessaire à la compréhension de ce que l’on vit avec cette courte vidéo d’un Township ou Favella ou bidonville.


Mardi 12 mars 

Après Hermanus, dernière étape de  première boucle de  trois semaines à Simon’s town. Nous sommes à quelques kilomètres du cap de Bonne Espérance. Ce  n’est pas le cap  le plus Sud  de  l’Afrique, comme on le croit souvent mais c’est le plus connu, occultant ainsi le  cap des Aiguilles qui  est lui, le plus austral du continent africain et  pas très éloigné d’ici..

Nous sommes entourés de  monts  arides et  sauvages, ourlés de jolies plages où des piscines à marée  permettent une baignade à l’abri des  grosses vagues, dans une eau entre 17 et 18 degrés. Ce  n’est pas des  plus chaud mais c’est tonique.

C’est aussi à quelques kilomètres d’ici que s’ébattent des manchots d’Afrique du Sud. Ils  étaient 2 en 1982 et la colonie avoisine  les 2000 de nos jours.

Au vu  programmes  proposés par la télévision, c’est sûr qu’ils  ont préféré faire l’amour !










mercredi 6 mars 2024

 Vendredi 1er mars 

Les autruches d’accord, mais l’attrait  principal de ce coin, c’est le « Swartberg pass »; le col du mont noir en traduction littérale.

L’ascension et la descente côté Nord de ce col n’a, au premier abord, absolument  rien de noir. On démarre de la plaine plutôt verdoyante de quelques champs d’oliviers et de palmiers yucca ou aloès, on ne sait pas trop vu que l’on n’en  connaît pas le nom.

La route bitumée s’arrête tout à coup pour laisser place à une piste, certes carrossable, mais qui fut  creusée dans la roche, par l’homme  durant 7 ans au cours du 19 ème siècle et sur 25 kilomètres, pour un passage au  col à pratiquement 1600 mètres. Je commence à mieux comprendre ou interpréter le terme « Noir »

L’ascension est lente, pentue par endroits et  formée de lacets ardus à négocier sur cette piste de gravier grossier. La descente est encore plus vertigineuse et la roche rose ocre est formée de plis, comme une mer  ondulante donnant une apparence d’une  houle perturbante. La végétation est  courte, épineuse malgré  quelques arbustes aux fleurs en calice d’un jaune et rose fuchsia éclatant.

Juste  après une courbe, un canyon profond  envoie cette impression de  vertige déséquilibrant de beauté. On termine la descente dans une gorge oasis où une rivière essaye de rafraîchir le tableau de  son maigre filet d’eau, entourée  de quelques majestueux eucalyptus au tronc couleur  ivoire délavé, avec  en toile de fond un surplomb rocheux qui  paraît menaçant, semblant démontrer que  nous ne sommes décidément pas grand chose et  que l’humilité est de  mise.






Un restaurant,conseillé  par notre hôte du moment,nous remet  en phase avec notre réalité de terrien bon vivant et  l’autruche se retrouve à  l’honneur dans l’assiette, pour notre plus grand plaisir.

On  reprend notre route vers l’Est  le lendemain matin. 4OO kilomètres de paysages arides et montagneux, avec des portions de route en béton de 80 kilomètres sur une seule voie. On ne croise pas grand monde dans ces  contrées reculées mais c’est tout de même perturbant ce genre de route où  doit rouler à  gauche tout en restant au milieu de la chaussée. Sur ces 80 bornes on a peut être croisé 10 voitures et à chaque fois, on dégage sur son bout de piste, le  temps d’un signe de la main ou d’un appel de phare. On pense à l’Australie dans ces moments là.
Je vous promets que tout ce qui est désertique est extrêmement reposant.

Nous rejoignons un  endroit perdu dans des  hectares de  culture d’agrumes, le long d’une rivière. L’atmosphère change, les oiseaux chantent autrement, les  insectes fredonnent des chants plus africains.

Demain, j’ai rendez-vous avec mon animal préféré.



Lundi 4 mars

Nous Logeons à 40 minutes d’ Addo Elephant National Park, notre premier parc animalier du voyage et non des moindres puisque c’est le 3 ème plus  important du  continent africain.
L’expérience avec les éléphants en Thaïlande en 2015 m’a profondément marquée. Nous avions eu la chance de fréquenter durant 2  jours, ces  pachydermes si élégants, au regard  expressif et doux.
Nous  avons vécu un moment sympathique avec ces animaux au Sri  Lanka  mais dans un contexte différent car ils étaient à l’état sauvage tandis qu’en Thaïlande, ils avaient travaillé avec  l’homme et nous pouvions avoir alors, un contact tactile inoubliable.

Ici, c’est notre première rencontre avec l’éléphant d’Afrique, plus imposant en taille de corps et d’oreilles.
L’entrée du  parc vers 10 h du matin fut plutôt calme en  observation animale .
Un singe, une paire de phacochères vilains à souhait et  plus loin les  premiers zèbres nonchalants malgré une  température clémente autour de 25 degrés. Un hibou perdu, le long de la piste me regarde d’un œil couleur or apeuré alors qu'un beau rapace me nargue du haut de son perchoir.
On progresse doucement sur ce gravier chaotique limité à 40 km/h mais si l’on veut prendre le temps de  fouiller du  regard à droite et à gauche, on ne dépasse guère les 10 km/h.
C’est au  tour  des gazelles, fines, élégantes et aux  cornes presque aiguisées de nous laisser passer sans  presque un  regard ou  limite dédaigneux.
Le temps passe assez rapidement malgré tout mais il faudra attendre le  tout début d’après midi, où les heures se font plus chaudes, pour enfin sentir (l’éléphant a du  parfum) et voir ceux que j’attendais.

Ils sont une demi  douzaine à patauger, s’abreuver, s’arroser d’eau et de boue  autour de ce point d’eau. On remarque immédiatement le mâle  dominant. Par  la taille bien sûr, mais surtout par la façon qu’il a d’occuper le  plan d’eau en maître. Moi d’abord et veuillez attendre votre tour.
Non mais, c’est qui le  patron ?
Nous sommes derrière une palissade en planches percée de  rectangles d’observation.
Plus nous avançons vers  sortie du  parc, plus les points d’eau se multiplient et là, pas de protections.
Nous sommes au  plus près des  troupeaux où éléphants, zèbres et phacochères se côtoient en respectant bien sûr la hiérarchie du plus balaise  pour l’accès au plan d’eau.
Seuls les phacochères espiègles et rapides se  faufilent entre les énormes pattes pachydermiques, se coursant comme des gamins dans une cour d’école.

La voiture, garée en bord de piste semble énerver un mâle  dominant qui désire traverser le chemin. 
Les oreilles de l’animal battent plus fort (pas bon signe), il faut alors s’avancer un  peu plus et  très lentement car nous sommes sur son territoire et nous gênons. Voyant notre mouvement, il se calme et  emmène paisiblement sa  petite famille à  travers la steppe broussailleuse, nous  laissant avec ce frisson qui nous fait penser que l’on a bien agi  mais qu’on a eu  chaud à nos  miches quand même……

Encore un  dernier point d’eau avec beaucoup d’éléphants avant la  sortie du parc et  voilà une journée bien remplie où j’ai pu  retrouver mon animal préféré mais je changerai peut être d’avis lors  de ma première rencontre avec le  roi lion, qui  sait ???















vendredi 1 mars 2024

 Mercredi 28 février 

Après la visite de Cape  Town, nous quittons le bord de mer pour la région agricole et plus particulièrement viticole de l’Afrique du Sud. 70 kilomètres, ce n’est pas bien loin mais au fil de la route, le décor, l’ambiance changent.

Nous roulons vers Franschoek (prononciation à votre guise) qui signifie « coin des  français ».

Bon, un peu d’histoire s’avère utile pour saisir les subtilités, assez grossières, de l’affaire.

Catholiques, protestants, Calvin, Luther, guerre de religion , 16 ème siècle, le décor est planté.

Je résume afin  de restituer historiquement les faits, sans que ça soit rébarbatif.

Calvin et Luther trouvent le catholicisme trop étatisé et pompeux.

Ils  simplifient.

La royauté et la papauté voient  les choses d’un autre œil et  sentent une menace sur leur pouvoir.

S’en suit malheureusement le massacre de la Saint Barthélémy puis Henri IV qui apaise l’affaire grâce à l’édit de Nantes. Il se fait buter  par Ravaillac, qui n’est autre qu’un prêtre catholique (tiens, on ne  nous a pas parlé de ça  dans nos livres d’histoire)

Et paf, Richelieu, qui prend la suite avec un Louis XIII trop jeune pour comprendre,  nous en remet une couche et chasse à nouveau le protestant appelé aussi Huguenot.

Ceux-ci trouvent alliance avec les hollandais qui  déjà commerce en Asie  par le comptoir des Indes.

Ça va, vous suivez ???

Ces bataves  implantent une colonie relais en Afrique du Sud où seuls les Khoikhoi et les San, peuplades locales, éleveurs des bétail pour les uns, cueilleurs chasseurs  pour les autres, font  un peu d’ombre mais sans plus.

Nos huguenots, venus de toutes les régions de France, sont les bienvenus car ils se  montrent bosseurs et entreprenants. La vallée entre Stellenbosch et Franschoek est bien verte, alimentée en eau par des rivières d’eau pure descendant de la  montagne voisine.

La culture française arboricole et viticole peut  alors s ‘imposer dans cette région propice à ce savoir-faire.

J’ai  commencé à goûter les vins rouges, me cantonnant, pour l’instant au Shiraz, que nous appelons Syrah chez nous, où l’on conçoit, par  exemple, des « côtes rôties » en vallée du  Rhône. Je vous en  dirai plus après dégustation d’autres cépages.

La chaleur est  intense, nous ne sommes plus en bord de mer où le vent de Sud-est rafraîchissait  l’atmosphère.

Dans ces vallées de l’intérieur, on frôle les 40 degrés à l’ombre. On décide  tout de même d’une courte randonnée d’une bonne heure. Ce  pas  trop long, ce n’est pas trop pentu mais la  chaleur, dans ces paysages arides est suffocante. La récompense est au  bout du chemin, avec  petite cascade d’eau fraîche, sous les arbres où l’on  peut récupérer et même boire cette eau de source.




Ma mise en forme du matin.








Jeudi 29 février 

Nous continuons notre route vers l’Est, toujours à l’intérieur des terres. Il nous faut 4h30, sous un  soleil de plomb, pour atteindre Oudtshoorn (prononcez Atchouuum, ça passe….) après un passage de  vallées en montagnes par la Route 62, pas aussi mythique que la Route 66 aux État Unis ou aussi plate et désertique que la Ruta 40 en Argentine  mais qui a un charme incontestable.

Nous sommes au  pays des autruches et c’est dans une ferme des  environs que nous en  apprenons plus sur cet  oiseau peu  commun qui  peut atteindre les 70 km/h et qu’il ne faut pas trop chatouiller car d’humeur changeante, surtout s’il n’a pas mangé.

Cet oiseau est  également réputé  pour ne  avoir inventé le  fil à couper le beurre, en témoigne le poids de son cerveau, gros comme une noix, et qui ne pèse que 40 grammes tandis que son œil avoisine les 60.

Bon pour la vigie mais compliqué  pour faire polytechnique…….

Au retour de la ferme nous passons près d’un champ de tabac assez immense, à l’image  de ce  pays.










dimanche 25 février 2024

 22 février 2024,

Jour d’un nouveau départ vers ces pays que nous aimons tant découvrir.On en a jamais assez.

Du train, de l’avion….. Départ de Dax 11h en TGV, avion de Paris à Johannesburg (Afrique du Sud) à 21h. Re avion de Johannesburg à Cape Town ; arrivée tout en bas du  continent africain à 16h.



Fatigue, oui on le sait mais on  aime ça. Une nuit de repos et en  route pour la découverte.

Ici  roule à gauche. Je  n’ai pas pratiqué depuis l’Austalie en 2020.

Tiens, un rond-point, euh, je vais où ?

Il faut que les réflexes reviennent.

Pleine lune  ce soir sur Cape Town, le quartier est vivant, même  bruyant. Immeubles  d’un côté, la tête de lion et la montagne de la Table de l’autre. Contraste  entre modernité changeante et nature ancestrale.

C’est beau .

Samedi 24 février,

Journée grise puis carrément pluvieuse. 

Bord  de mer, fraîcheur mais  ambiance week-ends avec chants  et tambours d’un groupe d’enfants noirs.


Tiens puisque que l’on en parle,

J’ai toujours en  tête ce que j’ai vécu, au début des  années 80, quand je naviguais au  long cours. Un  mal  dos  lancinant et durant a provoqué mon débarquement ici, à Cape  Town.

C’était « l’apartheid ». J’étais jeune, ne me rendant  compte de l’importance, de  l’impact de ce mot  sur une population que je n’allais fréquenté  que quelques jours, le temps d’examens  d’un rapatriement en France.

J’étais à l’aéroport de  Johannesburg, en attente du vol  retour. J’avais du  temps devant moi. Je décide de monter d’un étage où tout l’espace vitré me permettait une vue d’ensemble sur le tarmac.

Je pris un escalator  montant et sur ma gauche, sur l’escalator  descendant, les personnes me regardaient d’un air bizarre voire agressif.

Levant la tête, je vois, sur  un écriteau : For Blacks only

Le choc, l’incompréhension, la gêne ; un mélange qui  reste à jamais gravé dans ma mémoire (la preuve)

Aujourd’hui, je ne suis pas la politique de ce pays mais il  semblerait que les choses ont changé, du  évolué.

J’ai trop d’exemples avec les Maoris en Nouvelle Zélande ou les aborigènes en Australie pour être méfiant. J’attendrai donc la  suite de ce voyage pour me faire une idée plus précise.

Dimanche 25 février 

Le beau temps est revenu sur Cape  Town.

Balade en  ville dans Bo-Kaap, quartier musulman  très coloré et  fourni en artisanat local tout en imagination. Éléphant ou hippopotame en capsules de vin ou  bière.












Plus loin,dans le quartier branché de  la ville, des boutiques d’artisanat africain et un  marché du même type. Un marchand a essayé de me vendre un maillot de rugby de l’équipe d’Afrique du Sud.

Quand il a vu mon regard et  lui ai dit : I am  French, il s’est presque excusé…..

Pour  cette dernière journée à Cape  Town on se fait une après midi plage bien sympathique.




Demain,en route pour la région viticole du pays.


mercredi 21 février 2024

 

 Bonjour à toutes et tous,

Comme chaque année ou presque, croisons les doigts, nous allons parcourir le monde et à chaque fois dans des pays différents.

Comme chaque fois, nous essayons de loger chez l'habitant, afin de mieux connaître le pays, les habitants et leur quotidien, coutumes etc....

Cette année, nous partons plus tard qu'à l'habitude, et ce, pour des raisons climatiques.

Nous avons choisi l'Afrique du Sud pour commencer. Nous y passerons un mois et demi.


 


 

Après notre arrivée à Johannebourg, nous rejoindrons Capetown, tout au sud, près du cap de Bonne Espérance, pour une boucle en voiture de 3 semaines qui nous mènera dans la région viticole, les grands espaces de l'intérieur, le parc Addo Elephant, pour un premier contact avec le pachyderme, puis retour par la côte via Mossel Bay et Hermanus pour finir sur la pointe sud de Capetown. Voici le parcours animé.


Remontée en avion sur Johannesbourg pour un autre circuit en voiture de 3 semaines, où nous filerons plein Sud vers le Lesotho pour y passer quelques jours et remonter sur le Swaziland, autre pays enclavé dans l'Afrique du Sud.

La dernière semaine sera consacrée à la visite de parc Krüger, considéré par certains comme le plus grand parc animalier au monde, ne serait-ce que par sa superficie étalée sur 350 kilomètres de long.

Nous explorerons la partie Nord du parc pour les baobabs et les oiseaux puis les parties centrale et Sud pour l'observation possible des Big Five (Eléphants, rhinocéros, buffle, lion et léopard). Voici le circuit animé.



Retour à Johannesbourg afin de rejoindre la Namibie, après une bonne heure de vol.

Changement de pays mais également changement de moyen de visite puisque c'est en camping car 4x4 que nous parcourrons pendant un mois, les étendues désertiques de cette contrée sauvage située au Nord Ouest de l'Afrique du Sud, le long de l'océan Atlantique.

Depuis la capitale, Windhoek, nous descendrons plein Sud vers le Fish River Canyon, considéré comme le plus impressionnant d'Afrique.

Nous remonterons ensuite vers la côte atlantique pour atteindre Luderitz. 

Retour vers l'intérieur des terres pour traverser le désert de Namib, le plus ancien de notre planète.

Nous rejoindrons encore la côte atlantique à Walvis Bay pour remonter, toujours vers le Nord et Twyfelfontein, réputée pour les 2500 pétroglyphes uniques sur le continent Africain.

Toujours en route vers le Nord, nous terminerons ce séjour d'un mois en Namibie par le parc d'Etosha, où nous aurons la chance de loger avec le camping car, à l'intérieur de ce parc durant 6 jours, afin d'observer, dès le lever du jour, les nombreux animaux sauvages qui y vivent.

Voici la carte animée de ce parcours.


 

Voilà, vous savez tout sur ce périple qui s'annonce passionnant car très varié dans ces paysages et rencontres possibles.

Comme à chaque voyage, j'essaierai d'entretenir ce blog en fonction du wifi dont je dépends.

Je compte sur vous pour poser des questions ou émettre des observations.

J'espère surtout que vous prendrez du plaisir à nous suivre.

Bonne lecture et à bientôt.

samedi 11 mars 2023

 11 mars 2023

ce ne fut pas simple de terminer le blog de ce voyage. Je pensais pouvoir le faire en Martinique, durant les quelques jours de digestion de la croisière (oui après une telle expérience, la tête a besoin de recaler les choses pour le retour à la réalité !)

Malheureusement on m'a volé mon Ipad à l’aéroport, sur lequel j'avais tout préparé. Mais finalement ça m'a permis de faire des montages vidéos plus sympas et avec ambiance musicale, donc n'oubliez pas de mettre le son !!!

Allez, retour en arrière au 27 janvier 2023.

Avion Pointe à Pitre / Fort de France, puis navette jusqu'au port du Marin dans le Sud de la Martinique.

Retrouvailles, par hasard, avec Marie et Laurent, deux dunkerquois qui ont traversé l'Atlantique pratiquement sur un coup de tête et surtout sur un voilier de 14 mètres, sans ou avec très peu de connaissances de la voile; Un peu fous mais heureux d'avoir réussi leur pari.

Pour nous, embarquement à 18h sur le JAMBO, un catamaran de 18 mètres accueillant 12 passagers. Contrairement aux idées reçues on arrive à avoir une intimité.

Après un apéritif dinatoire, il est temps de prendre la mer pour naviguer toute la nuit pour atteindre au plus vite l'archipel des Grenadines. Le vent de Nord Est(les alizés), la mer houleuse et le bruit du moteur ne donnent pas les conditions idéales pour débuter une croisière.

L'ambiance à bord est très bonne. Séverine, Laurent, Tania, Thierry, Marie France, Gilles, Nadine, Thiebaut, Fred et Eric sont nos compagnons de voyage. C'est cosmopolite puisque l'Ardèche, l'Alsace, la Drôme, le var et les Landes sont représentées.






Bastien et Elsa, assurent la conduite du bateau et l'intendance.



28 janvier 2023

Arrivée au petit matin à Bequia ( ça se prononce Becouai mais ne me demandez pas pourquoi?)

Première île, premier mouillage. C'est une escale obligatoire pour l'accès administratif aux Grenadines.

Repos, après cette nuit un peu agitée et bruyante. La baie est plutôt sympa avec son village aux maisons colorées et ses quelques tortues marines hautaines, qui n'aiment pas se faire filmer en s'échappant dans des mouvements calmes et élégants leur donnant portant une vitesse incroyable. Impossible de suivre mais à grands coups de palmes !!!

29 janvier 2023

Une heure de navigation suffisent pour atteindre la porte des Grenadines (c'est vraiment pas large !!!) et l'île de Petit Neris. Le mouillage se fait dans une jolie baie abritée où nous profitons de quelques patates de corail pour admirer de nombreux poissons. Un bel aquarium !




30 janvier 2023 

Il nous faut deux heures et demi de mer pour atteindre TOBAGO KAYS. Petit paradis entouré d'une demie lune de corail. C'est frissonnant ! Tortues, raies, poissons coffre sont au rendez-vous dans une eau d'une limpidité presque aveuglante. On en prend plein la vue sur les deux mouillages passés ici. Et aussi la chance de rencontrer un bateau de légende, le PenDuick 6 d'Eric Tabarly.


 31 janvier 2023

Il ne faut qu'une demie heure pour rejoindre UNION, île principale de l'archipel où se fait le ravitaillement en fruits, légumes et poisson frais. Un ceviche de thon sera un futur repas tout en saveurs et préparé avec soin par Elsa qui seconde Bastien notre skipper, lors des amarrages ou mouillages tout en s'occupant de nos estomacs ! Le capitaine en profite pour débarquer les détritus. Une heure d'escale pour cette petite corvée e ten route pour MORPION. Le nom est très marrant mais quand on voit le caillou et sa taille, on comprend mieux.

Au soir, mouillage à deux brasses d'une longue plage de sable beige sur PETIT SAINT VINCENT, île privée avec juste un hôtel de grand luxe. Nous somme autorisés à atteindre la rive à la nage mais ne pouvons marcher qu'au bord de l'eau !

Je me souviens de couleurs incroyables en Polynésie où je pensais à Gauguin et sa difficulté à peindre ces lagons aux multiples nuances de bleus et verts. Les îles et îlots des Grenadines n'ont franchement rein à envier aux atolls du Pacifique. Il est vrai que le fait de découvrir cette contrée par bateau, donne une autre dimension au voyage et particulièrement aux émotions ressenties. Nous voyageons également, pour la première fois, en groupe restreint et l'échange des impressions où la sincérité et l'ouverture d'esprit se posent naturellement en font un moment très particulier d'intimité, pour moi, jamais ressenti jusque là. C'est une chance car un groupe de douze personnes ne se gère pas forcement facilement en autonomie. Beaucoup de rires, pas ou peu de susceptibilité, est-ce la bonne recette? Plus tard, quand je serai grand, je ferai bien clown !!!


1er février 2023

En route vers MAYEREAU à quelques encablures. Bastien nous dépose au Sud de l'île pour une traversée à pied, du seul village. 350 habitants, maisons typiques, gens souriants. Sur les hauteurs, vue extraordinaire sur l'ensemble de l'archipel puis descente vers Salted Whistler Bay (en français: la baie du siffleur salé !). Le nom est curieux mais l'endroit est une demie lune de sable blond, bordée de cocotiers, genre décor carte postale mais en plus beau. Le soir, barbecue à terre avec langouste ou poisson grillées au choix. On finit tous sur une piste de danse de sable à se laisser porter par la musique. Le bonheur est bien là et le paradis, à peine un peu plus loin. Toute l'équipe est sur la même longueur d'onde, donc la vie devient un fleuve pas forcement tranquille mais très joyeux. Le Ti punch, le planteur, la piña colada ont bien contribué à cette folle gaité. Plus tard, quand je sera grand je ferai décorateur d'archipel !!!


 

Il nous faut entamer la remontée vers la Martinique. Route au Nord avec un petit mouillage à CANOUAN, petit spot de snorkeling, journée tranquille.

2 février 2023

On reprend la route vers le Nord pour un mouillage à BEQUIA (je ne sais toujours pas pourquoi on prononce BECOUAI alors n'insistez pas !!!). Bastien prend l'annexe pour rejoindre la terre afin de régulariser les papiers de sortie du territoire des Grenadines.


3 février 2023

Le compas nous indique toujours le Nord et Bastien nous propose une étape non prévue, à CUMBERLAND BAY sur l'île de SAINT VINCENT. Mouillage à l'avant et amarrage sur cocotiers à l'arrière, original mais efficace. Petite balade à terre pour certains, baignade et canoé pour nous, malgré un courant frais apporté par la rivière qui descend de la montagne pour se mêler aux eaux tièdes de la baie.


4 février 2023

La mer est assez agitée entre SAINT VINCENT  et SAINTE LUCIE mais c'est supportable. Bastien nous dépose au Sud de cette dernière et nous partons en visite avec Johnson et son minibus tuné Reggae. Bob Marley nous accompagne toute la journée dans l'autoradio. Balade intéressante à La Soufrière, volcan de l'île. La boue bout (j'ai vérifier la conjugaison du verbe bouillir !!!). C'est riche en fer nous dit-on mais l'odeur œuf pourri de l'hydrogène sulfuré va nous imprégner tout au long de la visite . Bain de boue avec application sur tout le corps et peinture de boue noire nous donnent une allure assez rigolote du genre tribu africaine ou aborigène. On se rince dans une eau à 38° (c'est chaud !) puis on reprend la route vers une petit cascade d'eau chaude, en pleine forêt tropicale où nous serons seuls. Moment de détente et dégustation de pamplemousse cueilli directement à l'arbre. Ensuite, balade dans un joli petit jardin tropical où les fleurs locales nous enchantent de leurs belles teintes vives. Arrêt dans une kassaverie où l'on fabrique, en direct, les kassav (galettes de manioc) agrémentées de différents parfums naturels (chocolat, cannelle, gingembre etc ...).

Il fait nuit lorsque nous rejoignons le catamaran dans la baie de MARIGOT. Bastien l'a amarré à la terrasse d'un restaurant que nous atteignons par une passerelle en bois qui traverse une mangrove. Ambiance intrigante dans une odeur de vase peu agréable. Le bateau, par contre, a été décoré de fleurs et de feuilles, par Elvis, une figure locale qui nous fait une démonstration de fabrication artisanale de corbeilles et chapeaux en feuilles de cocotiers. La maîtrise de son art est assez bluffante !


5 février 2023

Au réveil, quelle surprise que cette baie où de mêlent, mangrove, voiliers et yachts de luxe, bateaux à l'abandon dans un décor digne de Pirates des Caraïbes. Après le petit déjeuner, il faut reprendre la mer vers la Martinique. Celle-ci (la mer !) est relativement tranquille tant que nous sommes abrités de de SAINTE LUCIE mais arrivés au large, l'océan est fâché! Les creux atteignent 3.5 mètres sous un vent de Nord Est de force 5 à 6. Ça secoue bien et sommes contents de retrouver le calme au mouillage de la plage de SAINTE ANNE.

Balade à terre avec encore une surprise. Nous sommes en période de carnaval et des groupes locaux aux déguisements beaux et originaux, défilent dans les rues aux rythmes endiablés des musiques caraïbes. Belle fin de croisière avant le retour demain au Marin.

6 février 2023

Chacun a son avis sur ce que l'on vient de vivre durant 10  jours mais je pense que nous sommes tous d'accord pour affirmer que, chaque jour, nous nous sommes régalés de paysages, de couleurs, de parfums et de moments de rires, tous enivrants et plein de frissons. Notre belle équipe va se séparer, nous restons en contact et allons digérer ces instants gravés à jamais durant quelques jours en Martinique, avant de rejoindre notre quotidien qui sera enrichi de bien belles choses et personnes.

Quand je serai grand je voudrais être distributeur de bonheur !!!

Merci à Eric pour ses belles photos sous marines.