vendredi 27 février 2026

  17 février 2026

Nous quittons Bombay  pour un vol vers Kochi (anciennement Cochin) d’environ 2 heures puis 4 heures de  route pour atteindre Munnar dans la montagne à quelques 1500 mètres d’altitude. Nous sommes dans le KERALA, province du sud-ouest de l’Inde. Changement radical de  paysages, d’ambiance et  de température. Un calme serein nous accueille dans cette région où la culture du thé règne en  maître. On  respire mieux mais autre chose nous saute au yeux . Nous sommes dans un terroir agricole, tout le monde peut manger à sa  faim donc moins de pauvreté et  surtout pas ou  peu de misère.




Nous visitons, avec un guide, des parcelles cultivées d’un arbre que l’on  connaît tous, le Camélia. On  le taille au départ afin qu’il reste un  arbuste et ainsi obtenir un plant de thé. Nous suivons le  processus depuis la cueillette des jeunes feuilles de teinte vert pâle  jusqu’au séchage, au broyage, au chauffage et enfin à la fermentation enfermée  qui donnera les arômes. Plus longue sera cette fermentation plus on  obtiendra un thé noir très concentré en théine, équivalent de la caféine. Entre deux il y a le thé vert un  peu plus amer et avec les plus petites feuilles presque naissantes on fera le thé blanc  qui servira essentiellement en médecine. Les  hommes sont à la fabrique travaillant dans une chaleur étouffante  tandis que les femmes sont à la cueillette sous un cagnard de plomb avec au final un dos  brisé par l’effort et le transport, sur la  tête, de sacs de 25 à 30 kilos et cela 6 jours par semaine ! Un type de la CGT se pointe ici, deux solutions ; soit il  sauve en  courant soit il meurt d’un arrêt cardiaque !!!


Nous avons la chance de pénétrer dans une habitation de ces ouvriers du thé. C’est très propre, bien équipé, coloré et puis les sourires font tout le reste……

Lorsque nous redescendons dans la vallée, deux jours plus tard, nous roulons vers l’ouest pour rejoindre un endroit perdu parmi des forêts d’hévéas, au  bord d’un lac de barrage où seuls les nombreux oiseaux nous accompagnent de leur chants  multiples et  contrastés. On croit même entendre un humain siffloter à un moment, mais non !



En fin d’après midi, nous assistons à un spectacle musical et dansant traditionnel du  Kerala . Nous qui ne sommes pas fans de  type de prestation avons été surpris par la qualité des costumes, le jeu  des acteurs et le maquillage qui  demande 2h 30 de travail. Et puis cette musique mélangeant ancien et modernité. Vraiment bluffant !







Dans la vallée, champs d’ananas, bananeraies et rizières forment l’environnement essentiel, sans oublier les cocoteraies qui donnent leur nom à la région du KERALA.

Nous profitons du côté maritime avec une journée et une nuit sur un bateau typique de cette contrée. Village de pêcheurs, nonchalance, tout est propice au repos hormis une chaleur intense et un fort taux d’humidité. Nous sommes proche de Kochi, port important du pays et ville chargée d’histoire puisque portugais, néerlandais et anglais ainsi que deux communautés juives ont laissé leurs marques dès le 17ème siècle. Vasco De Gama, navigateur, explorateur connu du monde entier serait le premier à atteindre les côtes indiennes. Il est décédé ici à Kochi du paludisme et repose dans l’église anglicane de la ville.


Le Kerala nous a enchanté par sa diversité de paysages entre montagne et mer, entre culture du thé et produits de l’océan.

En route vers le Nord de l’Inde et plus précisément le Rajastan



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