jeudi 19 février 2026

 15 février 2026

02 heures du matin, atterrissage à l’aéroport de Mumbaï (Bombay pour les anciens) après une énième galère avec Vietjetairn qui est vraiment la  compagnie aérienne à fuir.

2 heures d’attente à l’immigration, bref la nuit est foutue. Patrick  notre hôte et ami dunkerquois nous accueille chez lui pour 2 jours afin que nous fassions connaissance avec le pays le plus habité  du monde. C’est lui qui nous a concocté le parcours de 3 semaines dans cette contrée aux multiples facettes. Sa femme nous prépare un  plat typique de sa région, genre soupe très parfumée  grâce aux nombreuses épices indiennes sur fond de lentilles. 

Puis Patrick  nous emmène goûter la réalité de Mumbaï toute en  contraste, nous sautant à la figure en  une claque phénoménale qui met rapidement mal à l’aise. D’un côté  des  bidonvilles indescriptibles bien pires que ceux  aperçus en Afrique du Sud. Viennent ensuite la  visite d’un quartier populaire et d’un abri (le terme est assez explicite) pour  des enfants qui dorment dehors. C’est à la  fois étourdissant de  peine et plein d’espoir pour ces  gamins que l’on  plonge dans une éducation et  un apprentissage de  l’hygiène. Ils  sont 80 à profiter de cet  unique abri dans une ville de presque 30 millions d’habitants. Difficile de retenir ses larmes devant cette situation. Larmes de détresse mélangées à celles d’un  espoir ou d’une joie éphémère se dégageant des yeux et sourires de ces enfants de la rue. Et  puis les parents ne sont pas toujours d’accord pour que leur progéniture aille s’éduquer alors qu’ils pourraient mendier au coin de la rue pour apporter quelques roupies nécessaires à la survie de  la famille. Compliqué de  trouver des mots justes pour exprimer tout ça !


Et puis d’un autre côté, des palaces, des villas en bord de mer de  plus de 5000 m2 pour les ultras riches de ce  pays qui vivent sur leur nuage sans aucune volonté de baisser les yeux pour affronter un  spectacle affligeant, là  juste en dessous mais dont ils n’ont rien à faire. Ils  vont même jusqu’à raser des  bidonvilles pour acquérir le  terrain sans le  moindre préavis. Vous devinez aisément la suite ! Encore une fois pas de mot ou  qualitatif adapté ou alors juste désespérant et indécent !


Il  y a aussi d’autres moments forts, plein d’engouement et  de gaieté comme dans ce  temple dédié à Krishna où les danses et les chants sont  communicatifs. C’est presque réconfortant par rapport au début de journée .



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