15 février 2026
02 heures du matin, atterrissage à l’aéroport de Mumbaï (Bombay pour les anciens) après une énième galère avec Vietjetairn qui est vraiment la compagnie aérienne à fuir.
2 heures d’attente à l’immigration, bref la nuit est foutue. Patrick notre hôte et ami dunkerquois nous accueille chez lui pour 2 jours afin que nous fassions connaissance avec le pays le plus habité du monde. C’est lui qui nous a concocté le parcours de 3 semaines dans cette contrée aux multiples facettes. Sa femme nous prépare un plat typique de sa région, genre soupe très parfumée grâce aux nombreuses épices indiennes sur fond de lentilles.
Puis Patrick nous emmène goûter la réalité de Mumbaï toute en contraste, nous sautant à la figure en une claque phénoménale qui met rapidement mal à l’aise. D’un côté des bidonvilles indescriptibles bien pires que ceux aperçus en Afrique du Sud. Viennent ensuite la visite d’un quartier populaire et d’un abri (le terme est assez explicite) pour des enfants qui dorment dehors. C’est à la fois étourdissant de peine et plein d’espoir pour ces gamins que l’on plonge dans une éducation et un apprentissage de l’hygiène. Ils sont 80 à profiter de cet unique abri dans une ville de presque 30 millions d’habitants. Difficile de retenir ses larmes devant cette situation. Larmes de détresse mélangées à celles d’un espoir ou d’une joie éphémère se dégageant des yeux et sourires de ces enfants de la rue. Et puis les parents ne sont pas toujours d’accord pour que leur progéniture aille s’éduquer alors qu’ils pourraient mendier au coin de la rue pour apporter quelques roupies nécessaires à la survie de la famille. Compliqué de trouver des mots justes pour exprimer tout ça !
Et puis d’un autre côté, des palaces, des villas en bord de mer de plus de 5000 m2 pour les ultras riches de ce pays qui vivent sur leur nuage sans aucune volonté de baisser les yeux pour affronter un spectacle affligeant, là juste en dessous mais dont ils n’ont rien à faire. Ils vont même jusqu’à raser des bidonvilles pour acquérir le terrain sans le moindre préavis. Vous devinez aisément la suite ! Encore une fois pas de mot ou qualitatif adapté ou alors juste désespérant et indécent !
Il y a aussi d’autres moments forts, plein d’engouement et de gaieté comme dans ce temple dédié à Krishna où les danses et les chants sont communicatifs. C’est presque réconfortant par rapport au début de journée .
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