16 janvier 2026
On quitte le bord de mer pour la région d’Ubud ( le U se prononce Ou), on traverse des forêts tropicales, des petites rizières, sur des routes ponctuées de nids de poules plus proches du nid de dindon, qu’ont provoqué une circulation intense de poids lourds chargés de sable de lave du volcan voisin, pour la construction de dalles de béton entre autres. On s’arrête chez un fabricant d’Arak, cet alcool local tiré de la sève fermentée d’un palmier, distillée à 35° et dégageant une surprenante saveur de mirabelle ! Un peu plus loin on s’arrête devant une école primaire pour voir les enfants en costume traditionnel, comme l’exige le gouvernement chaque jeudi. On entretient la culture traditionnelle pour ne pas qu’elle se perde avec la proximité de l’Islam qui ne cesse de progresser ou plutôt d’envahir l’ Indonésie. Ici, dès la maternelle, on enseigne l’indonésien, le balinais et l’anglais. Encore une leçon à prendre pour nous, français, qui boudons les langues étrangères ! Rafraîchissant ces sourires d’enfants du bout du monde.





16 janvier 2026
Comme souvent depuis le début de notre séjour balinais, beau temps ce matin et c’est tant mieux car nous montons à 1400 mètres pour longer le cratère originel d’un volcan au sein duquel un nouveau cracheur de feu est né. Un lac en forme de demi-lune a pris place dans cet ancien cratère où des sources d’eau chaude sont maintenant accessibles au public. Après un rapide déjeuner sans saveur particulière, nous visitons un parc de dédié aux papillons endémiques de l’île. Légèreté , couleurs comme un maquillage concocté par Dame Nature, un joli moment de douceur.
17 janvier 2026
Dernière journée avec Awik notre guide balinais. Très professionnel et plein d’humour. Il réussit même à faire des jeux de mots en français ! Il nous emmène dans un joli village où une famille nous accueille pour un cours de cuisine locale. Encore des gens adorables, plein de générosité et tout en sourires. On a déjeuné avec eux ce délicieux repas concocté ensemble, plein de saveurs où oignons, ail, piment, gingembre, curcuma et galanga ont amplifié celles-ci. Je décide de manger avec les doigts, comme eux, et je vois que ça les étonne et leur fait plaisir. Jouer le jeu, rien de tel pour se faire de nouveaux amis. La famille nous apprend ensuite à confectionner ces petits paniers d’offrandes florales qu’ils déposent devant leurs portes, sur l’autel de prière ou même sur la voiture on ne sait jamais avec les Dieux ! Tout sur cette terre mérite protection et bienveillance de l’au delà. Toute une philosophie en douceur qui nous fait tomber sous le charme de cette population incroyable.






20 janvier 2026
On quitte Bali aujourd’hui. Non pas avec le cœur gros mais rempli de souvenirs marquants, de lieux et de personnes qui respectent leurs traditions et les transmettent à la prochaine génération déjà asservie par les nouvelles technologies.
La quantité incroyable de temples me laisse toujours pantois, comme si un balinais disait à son voisin :
- qu’est-ce que tu fais aujourd’hui ?
- Rien !
- Et si on bâtissait un temple???
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire