vendredi 23 janvier 2026

 16 janvier 2026

On quitte le bord de mer pour la région d’Ubud ( le U se prononce Ou), on traverse des forêts tropicales, des petites rizières, sur des routes ponctuées de nids de poules plus proches du nid de dindon, qu’ont provoqué une circulation intense de poids lourds chargés de sable de lave du volcan voisin, pour la construction de dalles de béton entre autres. On s’arrête chez un fabricant d’Arak, cet alcool local tiré de la sève fermentée d’un palmier, distillée à 35° et dégageant une surprenante saveur de mirabelle ! Un peu plus loin on s’arrête devant une école primaire pour voir les enfants en costume traditionnel, comme l’exige le gouvernement chaque jeudi. On entretient la culture traditionnelle pour ne pas qu’elle se perde avec la proximité de l’Islam qui ne cesse de progresser ou plutôt d’envahir l’ Indonésie. Ici, dès la maternelle, on enseigne l’indonésien, le balinais et l’anglais. Encore une leçon à prendre pour nous, français, qui boudons les langues étrangères ! Rafraîchissant ces sourires d’enfants du bout du monde. 










16 janvier 2026 
Comme souvent depuis le début de notre séjour balinais, beau temps ce matin et c’est tant mieux car nous montons à 1400 mètres pour longer le cratère originel d’un volcan au sein duquel un nouveau cracheur de feu est né. Un lac en forme de demi-lune a pris place dans cet ancien cratère où des sources d’eau chaude sont maintenant accessibles au public. Après un rapide déjeuner sans saveur particulière, nous visitons un parc de dédié aux papillons endémiques de l’île. Légèreté , couleurs comme un maquillage concocté par Dame Nature, un joli moment de douceur.











17 janvier 2026
Dernière journée avec Awik notre guide balinais. Très professionnel et plein d’humour. Il réussit même à faire des jeux de mots en français ! Il nous emmène dans un joli village où une famille nous accueille pour un cours de cuisine locale. Encore des gens adorables, plein de générosité et tout en sourires. On a déjeuné avec eux ce délicieux repas concocté ensemble, plein de saveurs où oignons, ail, piment, gingembre, curcuma et galanga ont amplifié celles-ci. Je décide de manger avec les doigts, comme eux, et je vois que ça les étonne et leur fait plaisir. Jouer le jeu, rien de tel pour se faire de nouveaux amis. La famille nous apprend ensuite à confectionner ces petits paniers d’offrandes florales qu’ils déposent devant leurs portes, sur l’autel de prière ou même sur la voiture on ne sait jamais avec les Dieux ! Tout sur cette terre mérite protection et bienveillance de l’au delà. Toute une philosophie en douceur qui nous fait tomber sous le charme de cette population incroyable.









20 janvier 2026
On quitte Bali aujourd’hui. Non pas avec le cœur gros mais rempli de souvenirs marquants, de lieux et de personnes qui respectent leurs traditions et les transmettent à la prochaine génération déjà asservie par les nouvelles technologies.
La quantité incroyable de temples me laisse toujours pantois, comme si un balinais disait à son voisin :
- qu’est-ce que tu fais aujourd’hui ?
- Rien !
- Et si on bâtissait un temple???
Au revoir Bali 









lundi 19 janvier 2026

 11 janvier 2026

Avant de rejoindre notre prochaine étape, notre guide s’arrête soudainement car il a aperçu un rassemblement à l’écart du village qui est en fait une arène pour combats de coqs. Spectacle long en préparation, palabres interminables sur la taille et le poids des combattants. On finit par se mettre d’accord et on arme le volatile d’un ergot artificiel en métal de 10 centimètres de long. Les paris commencent, les bestioles se volent dans les plumes. C’est intense, rapide, la mort est là en 1 minute à peine ! Saisissant.

On loge chez Patrick, un français tombé amoureux du pays qui s’est installé dans un village balinais on ne peut plus authentique. On se balade, on croise des habitants souriants. On sait où l’on est et c’est ce qu’on recherchait. Toute une simplicité qui fait chaud au cœur. On va ensuite à la rencontre de jeunes enfants pris en charge par une association française depuis 22 ans. Christine Grossot, chef d’entreprise, fut choquée par une enfance sans savoir, sans avenir lorsqu’elle visitait Bali. Le choc fut tel qu’elle arrêta toute activité pour se consacrer à l’aide à l’enfance balinaise en créant ANAK. Uu enfant défavorisé par famille peut profiter d’activités extra scolaires afin de developper ses capacités. Collège, lycée et possibilité d’aller travailler à l’étranger dans des secteurs de pointe en informatique, hôtellerie haut de gamme etc….. Et ça marche car il y a une motivation remarquable chez ces jeunes à qui on ouvre des portes vers d’autres horizons prometteurs. Magnifique projet bien en place depuis 2003 et qui compte aller plus loin que les 6 villages dont ils s’occupent actuellement, tant les résultats sont probants. Palpitant ! Randonnée courte mais raide ensuite pour rejoindre les plus belles cascades de Bali où l’eau se jette dans le vide de la jungle depuis 140 mètres de hauteur.








Pluie torrentielle toute la nuit. Résultat, glissement de terrain dans les environs mais nous quittons la montagne au  matin pour retrouver le bord de mer où la météo semble plus sereine. Awik  notre guide stoppe encore une fois la  voiture soudainement en nous annonçant qu’il a vu une crémation en traversant le village. On revêt le sarong traditionnel et  coiffe pour respecter la tradition. Je  filme, il  y a des musiciens, la famille, les  amis, les voisins. Le  corps du  défunt reposant sur une civière en bambou est recouvert d’un linge blanc puis  une tôle ondulée est posée par  dessus. On allume alors de gros chalumeaux à gaz  afin d’embraser la dépouille. Tout le monde est recueilli. C’est une crémation d’une caste inférieure, celle des travailleurs. On jette des fleurs, de sacs d’habits et  même de l’argent pour que le défunt  ait quelque chose en arrivant là  haut. Impressionnant, dérangeant, prenant, bizarre que ces traditions que nous découvrons un peu chaque jour !



14 janvier 2026

Je suis en vacances et  je dois mettre le réveil à sonner à 4h30. N’importe quoi, autant reprendre le boulot ! En  fait on  peut partir avec un pêcheur du coin sur une de ces pirogues à balanciers, ancêtres du trimaran. On prend la  mer à 5h, il  fait nuit noire, juste un  petit quartier de lune pour un semblant d’éclairage tamisé. Il ne fait pas froid, le vent est modéré mais une longue houle  de  Nord-ouest nous berce sans brusquerie. Nous marchons cap  plein Nord vers Bornéo qui se cache bien loin derrière l’horizon. Lorsque le  petit jour pointe vers l’Est, les  teintes sont douces, entre rose, jaune et gris bleu. Le pêcheur a mis une ligne à la traîne derrière et remonte 6 petits maquereaux qui feront le quotidien de la famille. C’est maigre mais il a l’air content. Moi aussi car je retrouve des sensations marines que je  connais bien entre embruns salés, parfums  iodés et couleurs paisibles du  levant.








samedi 17 janvier 2026

 9 janvier 2026 

La météo est calme ce matin, on visite un magnifique temple dédié aux commerçants. Notre guide nous apprend que chaque corporation a son temple. Ils viennent prier et faire des offrandes quand c’est pas terrible niveau boulot mais aussi pour remercier quand tout va bien. Une petite colonie de singes macaques a élu domicile dans l’enceinte du temple. Ils ne sont pas agressifs comme dans certains endroits mais prudence tout de même ! 

Nous rejoignons dans l’après midi notre logement typique dans les montagnes du Nord Ouest , dans les rizières. Il fait moins chaud donc moins de moustiques. Super ! La montagne est couverte de nuages donc la randonnée prévue est annulée. Le programme peut être modifié sans problème tant il y a de choses à voir à Bali. 800 mètres d’altitude au milieu des rizières dans une chambre d’hôtes en bambou imitant les anciens greniers à riz. Vue superbe et reposante 

10 janvier 2026

Il a plu toute la nuit mais la ritournelle de l’eau sur le toit nous renvoie à nos rêves. Au matin c’est plus clé, on redescend vers la mer. Au passage on aperçoit deux lacs de cratère bordés d’une épaisse jungle aux multiples nuances de vert. On serpente dans ces montagnes pour atteindre le site de Jatiluwih. Inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, les rizières en plateau sont splendides, avec, en arrière plan. Deux mamelons de verdure. Le long et dur travail du riz casse le dos au quotidien de ces travailleurs ô combien courageux qui n’ont guère d’autres choix. Le riz cultivé ici est traditionnel, sans traitement.














mercredi 14 janvier 2026

 4 janvier 2026

Nous sommes le 4 janvier mais ne  me demandez pas le  jour de la semaine je n’en sais rien ! Lundi, mardi, mercredi ?….. j’ai déjà remarqué ce phénomène lors  des voyages précédents. Est-ce un signe de sénilité précoce, un début d’Alzheimer ? Je pense plutôt que l’on s‘imprègne de l’endroit où  on se trouve, à tel point que la  date importe  peu. On est porté par des événements, des rencontres chaque jour nouvelles et on se laisse guider tout simplement par la découverte sans chercher plus loin.

L’important est de savoir que ce 4 janvier 2026 nous quittons le Nord du  Vietnam pour un séjour de  deux bonnes semaines à Bali.

Cette destination est devenue extrêmement touristique de part tout ce qu’elle dégage comme beauté, authenticité et surtout proximité de  l’Australie qui n’est qu’à quelques heures de vol. Sachant cela, nous avons décidé de faire appel à une  agence française spécialisée dans l’éco tourisme. Le  parcours proposé sort très souvent des  sentiers battus donc c’est ce qui nous convient.

En sortant de l’aéroport, la  circulation est aussi dense qu’à  Hanoï mais beaucoup moins bordélique ! L’hôtel est très beau. Nous n’y  passerons qu’une nuit avant de prendre la route vers l’intérieur de l’île dans un village typiquement balinais au milieu des rizières. Une dame à demie nue se  lave ainsi que son linge dans un cours d’eau plutôt trouble où  les sangsues sont sûrement légion ! Plongeon immédiat dans le quotidien des balinais très souriants et cherchant à  discuter malgré la  barrière de la langue. Chose  marquante, on a l’impression qu’il y a un temple toutes les 4  ou 5 maisons. Le chauffeur de taxi nous dit simplement qu’il y  a 5000 temples  sur Bali  qui  fait que 170 kilomètres de long pour 120  de  large. Je comprends mieux pourquoi on  l’appelle l’île des Dieux !Nous  la chance  d’assister à un spectacle complet de danse balinaise. C’est long mais très beau !




Après une traversée, par la route, des  rizières, on tente d’aborder celles-ci, à pied. En principe 2 heures de randonnée tranquille nous attendent mais au  bout de    20 minutes nous sommes bloqués par la gadoue. Nous savions que la  saison des pluies est bien en  place à cette époque de l’année, c’était un pari. C’est plutôt calme  et  même ensoleillé le  matin alors que des  pluies orageuses tropicales donc  intenses prennent le relais l’après midi. Ça  bouscule le programme de  base mais c’est la nature qui commande donc…… Et ce matin c’est justement sortie en mer sur une île entre Bali et Java  dont on aperçoit les volcans menaçants à quelques kilomètres. Masque, tuba et palmes sont à poste  pour une balade sous marine très riche en poissons et  coraux. on croise un joli barracuda d’un bon  mètre de longueur, avec cet air patibulaire incitant à la méfiance,une murène non moins rassurante, deux tortues, des calamars et toute la  variété de  poissons multicolores de ces mers  chaudes. L’après midi, les averses incitent plus à la sieste et  la lecture.






 

jeudi 8 janvier 2026

 Nous sommes déjà le 30 décembre, 

Le logement dans la  baie d’HaLong terrestre est situé  en  bordure d’un lac ceinturé de ces monts calcaires que  connaissons bien  depuis le Nord et la baie de Lan Ha parcourus précédemment.

C’est en vélo cette fois que nous explorons cette campagne marécageuse où quelques temples millénaires ou cimetières attirent notre attention pour un voyage d’un  autre âge. Beau et reposant.

Le 1er janvier nous sortons avec un guide dans la seule forêt tropicale primaire ayant survécu à toutes les guerres subies par ce  pays, sachant qu’avant l’invasion américaine 50% du territoire était couvert de forêts et qu’après en restait seulement 20%. L’armée US utilisait le fameux agent  Orange  qui détruisit les forêts et pas mal d’humains, par la même occasion. Ce produit était fabriqué par l’entreprise Monsanto qui commercialise aujourd’hui le Roundup !!!

Grimpette de 200 marches, que la  nature a construit elle même pour pénétrer  une petite grotte préhistorique sans énorme intérêt mis  à part la présence d’un insecte imposant ressemblant à un mille pattes araignée et d’un serpent endormi pour l’hiver (c’est très bien ainsi !) dans les tons gris, bleu et rouge. Long et venimeux à souhait. Brrrr……..

Après le repas, aucun répit, pas de sieste, on démarre un trek  dans la jungle de 2 heures . On s’arrête devant 2 arbres millénaires de  variété Cunninghamia (ça fait sérieux comme nom mais j’ai  cherché sur le  net pour  l’orthographe !), impressionnants de part leurs racines rasant le sol car la roche est trop proche de la surface empêchant un trajet en  profondeur. Le terrain est sec, nous sommes en hiver. Beaucoup de  diversité en verdure mais toute la faune, à part quelques papillons et phasmes  est endormie jusqu’au printemps.

Un centre de réhabilitation des primates chassés  principalement par les chinois pour leur médecine loufoque est installé depuis 10 ans et la reproduction atteinte , permet la remise en liberté de certaines espèces dans les forêts des montagnes du Nord.














Demain on quitte le Vietnam pour un séjour  de deux bonnes semaines à Bali. Suite de  l’aventure dans quelques jours !

mardi 6 janvier 2026

27 décembre 2025

Après une nuit à Hanoï (toujours aussi folle !) un bus  vient nous récupérer devant l’hôtel direction Haiphong dans le delta du fleuve Rouge pour embarquer sur un bateau petite croisière de 12 cabines très confortables, et balade marine  dans le labyrinthe des rochers calcaires typiques de  baie de Lan Ha située juste au sud de la trop célèbre baie d’HaLong devenue trop touristique. Les paysages sont  les mêmes mais il y a beaucoup moins de bateaux (30 au lieu de 600 !).

Dès le premier jour, c’est sortie en kayak et  baignade dans une mer à 23° au milieu de cet endroit d’une beauté saisissante entre eau turquoise , roche blanche et grise couverte d’une courte végétation teintée de  plusieurs nuances de verts. Le  repas est toujours dans le  contexte local avec en prime des langoustines, gambas et  huîtres chaudes au barbecue.

Une nuit douce sur l’eau calme de la baie se  savoure et dés le  petit matin suivant (7h !) c’est séance de taï chi. Ça détend et une  surprenante sensation de chaleur s’ensuit alors que tous les mouvements sont d’une lenteur aérienne .





Nous allons à terre  pour une balade en vélo sans vitesses malgré deux pentes à 10% que nos jeunes mollets détestent aussitôt ! On continue par une escalade (et le mot  n’est pas faible) dans la jungle et heureusement que  terrain accidenté et raide propose de  bonnes prises de mains et de bons  appuis pour nos semelles. On se restaure dans un lieu paumé de cette jungle où quelques maisons à la limite de la ruine nous plongent dans le Vietnam d’un autre âge. Nous sommes accompagnés de Sarah, Étienne, Margaux et Juliette, des limougeauds embarqués sur le même  bateau. Voyageurs comme nous, la communication est  simple et j’ai l’impression que l’on  se connaît depuis longtemps. Agréable et naturel.

La suite de ce deuxième jour en baie de Lan Ha  n’est que détente, lecture et  sieste. Je profite  également de  la beauté des lieux pour faire voler le drone qui  me donnera de  belles images d’une autre dimension. Nous quittons le bord de  ce  joli navire le lendemain pour un retour à Hanoï avant une nouvelle découverte dans la baie d’HaLong terrestre que nous rejoindrons en bus.




  





jeudi 1 janvier 2026

 Jeudi 2( décembre 2025

Dernier jour de visite dans les montagnes du  Nord. Peu de route à faire c’est appréciable . On commence, après seulement 15 minutes de  voiture, dans un village de forgerons. On fabrique ici  couteaux, machettes, hachoirs à l’ancienne. On sort du four un bout de métal rougeoyant, à peu près plat et on l’aplatit au pilon mécanique, on poinçonne et le tour est joué avant de passer la  lame au rémoulage  pour obtenir le tranchant puis sertir le manche en bois. Joli travail d’artisans !


30 kilomètres plus loin, on  atteint les chutes de Ban Gioc. Le paysage est splendide entre rizières et  monts calcaires  similaires à ceux de la  baie d’Ha Long. La cascade est sur 3 niveaux et s’étend sur 300 mètres de large. La rivière sépare le Vietnam de la Chine. Juste à côté, on plonge  dans les grottes de Ngum Nagoya (comme ça se prononce mais en éternuant !) Une bonne demi-heure de  balade souterraine plutôt sympa et  pour terminer la journée en beauté, on grimpe au  dessus de tout ce  paysage (300 marches) pour joindre une pagode  posée sur un  plateau dominant toute  la région.




Petit passage dans une école où les élèves ne s’attendaient sûrement pas à être filmés ! Surprise !!!



Repos  bien mérité ensuite dans notre dernière chambre d’hôtes, au  bord d’une rivière large et calme où, le long de la berge, rentrent au  bercail des  buffles au pas pesant qui ont brouté toute la journée dans les prairies alentour. Pas d’eau chaude à la douche mais on en a vu d’autres même pas peur mais frisquet  tout de  même. Oui  je sais, certains diront, c’est revigorant, c’est bon pour la circulation sanguine, finalement ça réchauffe ou  encore c’est bien fait pour eux !!! Allez, demain une longue route vers Hanoï  nous attend.